Chers amis lecteurs,
Vous êtes nombreux à vous inquiéter de la baisse de régime de mon blog. Il est vrai qu’après les élections, j’ai été bien moins prolifique. De retour de quelques jours de repos, j’ai bien l’intention de l’alimenter à nouveau de façon plus régulière. Simplement, il était nécessaire aussi de rattraper le temps perdu pour les proches après deux campagnes électorales longues et difficiles et avant la bataille des municipales, qui à Woelfling, comme ailleurs aura des enjeux. L’occasion, cet été, de faire un bilan, celui de mon engagement politique, personnel aussi, car il conditionne notre équilibre. Le calme de cette période estivale devrait le permettre.
Dès mon retour, j’ai donc ouvert le courrier et en lisant l’éditorial de la revue municipale de Sarreguemines « Reflets », comment dirais-je, caricatural, de notre député maire de Sarreguemines, j’ai manqué de m’étouffer. Ne supportant pas la confrontation politique, il essaie de justifier son immobilisme sur le dossier du contournement sud, en agitant une fois encore des mots en guise de solution !
C’est donc René Ludwig , ancien Maire, qui fait l’objet de l’ire du Maire de Sarreguemines. Il conteste la version donnée par celui-ci au sujet du dossier de la déviation sud de Sarreguemines, accusant ainsi René Ludwig , Maire d’alors, Gilbert Maurer Député en son temps et insidieusement Robert Pax, Conseiller Général d’avoir été inefficace avant …2002 ! Et pourtant, le même Céleste Lett, promettait la réalisation de la déviation pour 2007 lors des dernières municipales. Nous en sommes très loin, mais il est vrai qu’il sait promettre beaucoup et tenir peu…
J’étais déjà Maire de Woelfling à l’époque et je me souviens bien des discussions que j’avais eues avec René Ludwig à ce sujet. Nous avions évoqué plusieurs scénarii pour cette déviation. L’une partait du rond point de l’autoroute à Hambach et débouchait sur le rond point de la route verte en contournant Siltzheim, Wittring, Wiesviller et Woelfling, l’autre partait de la Rotherspitz et débouchait sur la RN 62 à hauteur de la ferme de Wiesing ou plus près de Sarreguemines.
Pour déterminer le tracé le plus pertinent, René Ludwig , élu conseiller régional en 1998 a réussi à inscrire des crédits sur le contrat de plan 2000-2006 pour procéder aux études.
Puis plus rien…
Céleste Lett n’a pas su capitaliser ces crédits, les utiliser pour aboutir à un consensus, et obtenir un constat partagé pour un trajet pertinent. D’abord, il assure les riverains de trouver une solution rapide au problème, puis il s’inquiète des conséquences de ses choix, et par peur de froisser les susceptibilités, il décide à minima de faire un tracé, dont d’éminents spécialistes m’ont assuré qu’il n’était ni utile ni pertinent.
Dommage, voilà encore une belle occasion perdue et nous revoici à la case départ.
Et pourtant... il est Maire depuis 2001, Député UMP depuis 2002, son premier adjoint est conseiller général UDF/UMP depuis 2003 et ils n’en sont encore qu’aux discours.
Le futur coupable est tout désigné, il s’agit du Conseil Général de la Moselle , qui doit en faire sa priorité suite aux transferts de charges sans transfert de moyens de la voirie nationale aux Départements. Or, un article du RL montrait comment Philippe Leroy, Président UMP du Département tempérait les propos de son collègue Céleste Lett, car chacun sait que les études devront se faire, qu’il faudra trouver les crédits avant d’imaginer des travaux. Et pour les crédits, attendons- nous à voir la même équipe frapper à la porte du « poulailler aux œufs d’or », j’ai nommé la CASC , Communauté d’Agglomération Sarreguemines Confluences, qui a déjà financé la pharaonique médiathèque du centre ville. D’ailleurs, il en est déjà question dans l’édito, sans savoir à quel titre ils ont été associés à la discussion
L’édito finit en parlant de concertation. Dès le début des discussions, René Ludwig m’avait informé car la commune de Woelfling était très directement concernée. J’ai pu travailler sur des plans pour voir les différentes possibilités. Depuis 2001, aucune nouvelle des différents tracés, puisque la version retenue semble être une version à minima, à contrario de ce qu’avait réussi à obtenir Robert Pax pour la déviation Ouest , ce que je regrette personnellement.
Tout cela pourrait porter à rire, sauf que, chaque matin la RN 62 venant de Bitche roule au ralenti depuis le rond point de la voie verte, que la Rotherspitz est très chargée et que les riverains de la route de Nancy, ne supportent plus, à juste titre, d’être baladés au gré des promesses électorales.
Je me demande alors quels esprits sont les plus chagrins dans toute cette malheureuse affaire, pour laquelle l’immobilisme de Céleste Lett est avéré, et que sa paralysie devant la décision nous a déjà fait perdre … 6 ans et demi.