Noyons le requin dans un verre deau
Ce titre pourrait être la devise de ce cher Alex Staub, Vice Président UMP du Conseil Général de
Dans le magazine « Moselle » d’avril 2007, il s’exprime au nom de son groupe politique en tirant à boulets rouges sur la gauche en général et la région lorraine en particulier. Et bien entendu, son seul angle d’attaque est d’accuser
Philippe Leroy, son président, a érigé avec sa majorité, le clientélisme féodal en vrai système, donnant à chaque conseiller général un pouvoir apparent qui en fait un potentat craint et respecté par tous les interlocuteurs concernés.
Evidemment, l’argumentaire d’Alex Staub est truffé d’erreurs ou en tout cas, d’une certaine mauvaise foi.
D’abord en parlant de l’augmentation d’impôts de
Et puis surtout, il y a ce que ne dit pas Alex Staub, car au royaume du clientélisme il est un expert. En effet le Conseil Général envisage pour supporter les transferts de charges décrétés par le gouvernement, de faire des économies ailleurs, en particulier en diminuant les subventions aux communes, et en permettant aux conseillers généraux d’attribuer des subventions comme des princes, sans règles précises, mais simplement selon leur humeur, ou leurs amitiés, au mépris de toute règle démocratique.
Et puis surtout, dans cet article apparaît la vraie vision de la solidarité qui est celle de
J’entends encore, à cet égard, mon collègue Maire de Rouhling et Vice Président du Conseil Général, qui disait en tant que Vice Président de
La solidarité dans une collectivité, c’est de permettre que l’on exerce ses compétences pour aider ceux qui en ont le plus besoin, ceux qu’il faut aider à se développer.
Or Alex Staub prône, au contraire, que chaque euro versé par un contribuable mosellan à
Je reviens, pour finir, sur la solidarité vue par Jean Karmann.
L’essentiel des recettes viennent de
Dans l’absolu, prenons un exemple : si demain
Après de nombreux débats, nous avons gardé ce système injuste, qui a deux défauts à mon avis :
- il n’encourage pas l’initiative locale ;
- il n’a rien de solidaire, car les difficultés des communes ne sont pas prises en compte, au risque d’aboutir à une situation, où certaines communes auront les meilleures infrastructures et d’ autres qui ne seront plus que des cités dortoirs.
Qu’on m’explique où est la solidarité dans ce système. Enfin, dire que les fonds de concours sont un acte de solidarité, alors qu’il s’agit d’une somme certes importante mais identique quelle que soit la commune, sans prendre en compte, là encore, quelque critère que ce soit relève d’un pur artifice de langage destiné à noyer le poisson !
La solidarité est un credo à gauche, et je ne supporte que très difficilement cette droite décomplexée qui galvaude ce mot. Je crois que les actes, demain encore plus qu’aujourd’hui, nous donnerons raison, et que le masque finira par tomber, peut être plus vite qu’on ne l’imagine...