Une société individuelle et hédoniste.

Publié le par Weber Michaël

La société a changé plus que l’on ne l’imagine.

Au-delà d’un simple choix politique, il me semble que c’est bien l’expression du rapport de nos concitoyens à l’organisation sociale du monde qui a changé.

Lors de l’élection présidentielle, j’avais expliqué comment Nicolas Sarkozy avait su réconcilier les plus riches avec les classes moyennes anti sociales et le monde ouvrier xénophobe et raciste. Au-delà de ça, il me semble que le changement est plus profond encore, et qu’il s’agit d’un mouvement de fond de la société.

 

Dans les années 70 et 80, après la longue reconstruction du pays, le modèle social était celui de l’ascension sociale obtenue à la sueur de son front et aidée par un Etat providence. Aujourd’hui, la télé réalité passant par là, le modèle social c’est celui de l’argent facile, de l’amusement permanent, de la richesse que l’on flambe, des people et de la Jet Set , de l’oisiveté qui rapporte, du corps source de plaisir, de la destructuration des familles souvent provoquée par une exigence de liberté totale.

 

Jamais dans les « Love Story », « Star Academy » et autres émissions abrutissantes à l’américaine, jamais il n’est question de travail, si ce n’est le sens travail du corps. Dans les émissions de musique du type « Star Academy », il ne s’agit pas du travail qui permet aux candidats d’être retenus, mais c’est bien le choix d’un physique, d’une voix qui porte et qui peut rapporter, en fonction de l’exigence du public du moment. Ces émissions abrutissantes ont pour seul but de détourner les spectateurs des vrais problèmes de la société.

 

Après la reconstruction du pays, nos concitoyens ne supportaient pas les victimes de la croissance, et de l’évolution de la société. Nous considérions tous que notre société était la cause de ces différences injustes. Aujourd’hui, nous considérons que celui qui s’en sort pas est le seul fautif, pire encore, il organise lui-même sa pauvre déchéance, il se conforme dans sa situation ! En somme, personne ne veut plus aider l’autre,  considérant que l’autre est seul fautif de son déclin.

 

Résultat : les Français ne veulent plus entendre parler de RMI, CMU, allocations chômage, etc… Seul, le porte monnaie compte, et le but unique est de gagner plus et de donner le moins possible à l’Etat. Voilà la société de l’individu.

 

La société hédoniste, c’est celle où seul le plaisir immédiat compte. C’est le cas dans la forme de consommation que l’on connait, c’est encore le cas dans les travers constatés dans les émissions de téléréalité. Les travers sexuels sont évoqués un peu partout, souvent condamnés mais parfois glorifiés là encore en référence à Love Story, à Paris Hilton, et autres aventures de nos people.

 

Parfois j’ai l’impression de réapprendre la décadence de Sparte. Une société parfaitement organisée, qui a disparu voilà plusieurs milliers d’années, sans que l’on sache exactement pourquoi, si ce n’est que le plaisir était devenu roi. L’hédonisme entre dans une logique destructrice qui ne permet plus la liberté. Il prend possession de la personne, de son corps et de son esprit…

 

Le problème dans cette analyse, qui n’est que la mienne, c’est que ce dessin de la société ne concerne qu’une partie de la France. Certes la partie majoritaire. Mais il viendra le temps du réveil, il viendra le temps où tous ces gens des cités, floués, qui ne peuvent s’exprimer se révolteront  parce qu’ils n’ont pas le droit de vote et qui ne se reconnaissent pas en la France , Marianne, leur protectrice. La France est divisée aujourd’hui, opposant toutes les catégories sociales qui s’envient. Et malheureusement, je ne sais, que trop, que la gauche reviendra au pouvoir, le jour où cette France qu’on nous présente sera vraiment à terre.

 

Je sais, il est loin le temps où Socrate parlait de la séparation du corps et de l’esprit. Nous savons tous que les deux sont liés et que l’un fonctionne avec l’autre. Mais je me plais aussi à penser, à quelques jours de mes vacances au vert, que l’esprit peut s’écarter du corps. C’est tout l’exercice que je me souhaite, en cherchant le silence salvateur qui ordonne la pensée, minimise les exigences du corps et … me prépare à d’autres combats.

 

N’est ce pas Céleste… !?

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Publié dans webermi

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P
J'aimerai insister sur ce qu'a ecrit Michael precedement , vous faite preuve d'une très mauvais analyse madame Soriano-Gafiuk , ce qui empire le ridicule de vos propos ...<br /> Je me pose aussi une question : qui êtes - vous pour juger la personnalité de Michael, personnalité que vous ne conaissez même pas ?<br /> Love story ou loft story, quelle importance ! Vous vous attardez sur des petits details au lieu d'essayer de comprendre le fond de ce texte .<br /> Je me permets de vous dire que je ne vois pas le rapport avec votre article " Solidaire auprès des enfants en situation d'echec scolaire " ... Vous ajoutez " pour vous apprendre " . Je crois que Michael n'a aucune leçon à avoir de vous, ni rien à apprendre ... <br /> Brave femme ! Vous la solidaire, vous la dévouée, ... On vous admirerait ... Presque .<br /> Et quand je lis " joyau de prétention " , j'atteins summun du rire ! Avec vos grandes phrases, vos principes, vos sarcasmes ... Vous feriez mieux de vous concentrer sur vos défauts au lieu de faire fuser des critiques sur un blog ou les visiteurs en ont, je pense, rien à faire de votre avis ...<br />  <br /> Sur ce, je vous souhaite une belle , agrèable, et longue après midi très chère, et j'espere ne plus vous avoir à vous lire de sitôt . <br />  <br />  
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M
J'ai vraiment du mal à comprendre comment une personne de votre qualité fait de si mauvaises analyses et se retranche derrière son nombril, et se sent obligée de justifier son engagement contre l'échec scolaire. Je vous le redis chère Florence, il est bien plus facile de faire deshonneur à la politique par internet que de se présenter devant le suffrage de ses concitoyens. Je n'ai pas de leçons à recevoir de vous, absolument aucune leçon, et j'ai moins encore besoin de justifier de mon engagement pour le prochain! <br /> Je n'ai aucun conseil à vous donner, car je n'ai pas pour habitude de perdre mon temps avec des gens de votre trempe et de votre arrogance.
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F
Chers amis,Si je suis ce matin de si belle humeur, le mérite en revient au pétulant Maire de Woelfling lès Sarreguemines ! Croyez le ou non, le grand Michaël Weber, politicien aux titres multiples, me fait l'insigne honneur de me consacrer quelques lignes tombées de son auguste plume...Observons un silence solennel !Michaël Weber va-t-il donner des conseils de valeur à la modeste débutante que je suis ?  De précieux avis vont-ils franchir les portes de ses lèvres vénérées, avis que nous recueillerons avec onction et inscrirons dans le marbre pour l'édification des générations futures ?Que nenni !A moins qu'un message subliminal y soit dissimulé, je ne perçois dans ce petit texte de commentaire qu'un vide profond qui fait écho à l'inspiration toujours défaillante de son auteur.Puisque Michaël Weber n'a rien à m'apprendre dans son commentaire, si ce n'est son aversion pour le malheureux Denis Peiffer qui ne lui a rien fait, voyons ce que je pourrais trouver de consommable dans son dernier billet, intitulé "Une société individuelle et hédoniste".Dans cet article, l'auteur commence très fort, en délivrant d'entrée une maxime d'une pertinence et d'une profondeur vertigineuses: "La société a changé plus qu'on ne l'imagine"... Du génie à l'état brut !...La phrase suivante me laisse les bras ballants: "Lors de l'élection présidentielle, j'avais expliqué comment Nicolas Sarkozy avait su réconcilier les plus riches avec les classes moyennes anti sociales et le monde ouvrier xénophobe et raciste".Que dites-vous, Monsieur Weber ?  "les classes moyennes anti sociales" ? "le monde ouvrier xénophobe et raciste" ? Auriez-vous perdu le sens commun ?Dans la suite, on trouve une apologie du travail et de l'effort à laquelle je souscris sans réserve, et on a le sentiment un instant que Michaël Weber a retrouvé ses esprits, et partage finalement des valeurs qui sont au centre de nos préoccupations et de celles, largement commentées, du gouvernement en place.Trois fois hélas, la suite est moins reluisante ! S'exprimant soudain dans un sabir approximatif : "jamais il n'est question de travail, si ce n'est le sens travail du corps", "il se conforme dans sa situation" (sic)... qui rend difficile le suivi de sa pensée, l'auteur s'emploie à dénoncer avec ardeur des émissions bas de gamme de télé-réalité dont il écorche les noms ("Love Story" au lieu de "Loft Story"), et qu'il rend responsables de tous les maux, critique avec aigreur ses compatriotes devenus soudain (selon lui) égoïstes et individualistes, contrairement à leurs ainés des années 70, qui, comme chacun sait, étaient solidaires et humanistes, et sombre finalement dans une tirade baroque conspuant la liberté, le sexe et l'amour.En résumé : avant c'était bien, maintenant, tout va mal ! En quelques mots, Michaël Weber a au passage livré à tout observateur un peu psychologue le fond de sa personnalité tourmentée et mysanthrope, toujours pressée de découvrir chez les autres l'avidité, la paresse, et la perversion qu'il pourchasse sans pitié, tel un pasteur sentencieux, volubile et finalement parfaitement grotesque.Savez-vous, Monsieur Weber, qu'il ne suffit pas, pour aider les gens, de leur interdire d'écouter de la musique ?  Pendant que vous jouez les censeurs de carnaval, d'autres gens se dépensent sans compter sur le terrain au service des jeunes, et je vous invite à lire mon article "Solidaire auprès des enfants en situation d'échec scolaire", qui vous apprendra que la formation est une chose très sérieuse, à laquelle je consacre avec passion le plus clair de mon temps.<br />  <br /> http://florence-soriano-gafiuk.fr/blog/education/Le sommet du ridicule est atteint lorsque Michaël Weber s'avise de donner un peu de poids à son oeuvre pantelante en se référant à l'antiquité ! Non, Monsieur Weber,  la grande cité de Sparte n'est pas le modèle idéal que vous imaginez (on y abattait les nouveaux nés jugés physiquement imparfaits, on y affamait et martyrisait des enfants sous prétexte de les endurcir...), et n'a pas davantage "disparu" parce que "le plaisir était devenu roi". Sparte a vu sa suprématie contestée à cause d'une baisse démographique au sein de sa population, et d'un problème de corruption galopante qui a miné son organisation économique et politique. Mais Sparte a continué d'exister, avec encore une période florissante tardive à l'époque romaine, et a finalement été submergée, comme une partie importante du monde civilisé, lors des grandes invasions barbares.Le final est un petit joyau de prétention, où un gallimatias philosophique  sert d'introduction à une chute qui se voudrait élégante (l'espoir fait vivre), mais que nous accueillons avec le sourire car nous y apprenons que Michaël Weber se propose de prendre un peu de vacances. Voila une heureuse initiative qui nous débarrassera de son accablante personne pour quelques jours, et lui donnera l'occasion d'effectuer un petit retour sur lui-même qui, nous l'espérons, se révèlera salutaire.Pour faire bonne mesure, Michaël Weber achève son lamentable billet par la traditionnelle pique anti-Lett dont, tel Caton l'ancien et son "delenda est Carthago", il aime à illustrer chacune de ses interventions, quel qu'en soit le sujet. En toute franchise, je comprends fort bien que la personnalité brillante et les succès retentissants de Céleste Lett puissent renvoyer douloureusement ses adversaires à leur médiocrité et à leurs échecs, mais je me demande tout de même par quelle aberration on peut  reprocher à Denis Peiffer sa propension à l'agressivité gratuite, tout en se laissant aller à des pratiques similaires dans ses propres billets.Je termine en souhaitant à Monsieur Weber d'agréables, et surtout très très longues vacances.Florence Soriano-Gafiuk 
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