Marianne

Ce beau dimanche de juin
Est encore érigé à ton honneur,
Et aujourd’hui encore Marianne,
Tu seras dans nos cœurs.
Tous tes admirateurs, tes enfants,
Se pressent pour t’honorer,
Répondant à l’appel de leur nom,
Répondant au rôle que tu leur donnes
Mais dans mon cœur, Marianne,
Moi qui te donne tant,
J’ai comme une blessure,
L’impression que ton nom est floué.
Ce soir, tu auras parlé,
Les dés seront lancés,
Et tous se réclameront de toi
Sans être tous tes dignes enfants.
La démocratie que tu veux
La liberté que tu exiges,
L’égalité que tu défends,
La Fraternité que tu souhaites.
Ne sont-elles pas un peu bafouées ?
Le Pauvre est-il entendu ?
L’Etranger est-il écouté ?
Le Frère sera-t-il à notre table ?
Oui, Marianne, demain je serai là,
Je sais que tes enfants te reviendront,
J’espère que demain leur fougue,
Sera aussi puissante que leur espoir actuel.
Ta chère démocratie aura parlé,
Pour en sortir une couleur uniforme
Et cruellement omnisciente,
Sans doute arrogante.
Marianne, mère patrie,
Je t’aime comme au premier jour,
Laisse moi encore longtemps te servir,
Pour le bien de mes frères…