Notre avenir passe par l'Europe
Hier matin a eu lieu le débat entre Ségolène Royal et François Bayrou. J’ai trouvé cette expérience très intéressante et enrichissante. Ségolène parle de la réussite par
Sur deux thèmes, nous avons pu constater des convergences quasi complètes : l’Europe et la réforme des institutions.
Il fut donc longuement question de l’Europe.
Un petit rappel d’abord. Au sein du PS, j’étais de ceux qui faisaient campagne pour le OUI. Je considérais alors qu’il y avait des avancées dans le traité constitutionnel. Mais à une très large majorité, nos concitoyens en ont décidé autrement. Cette campagne fut passionnante, et pour la première fois, nous nous sommes appropriés la question européenne.
Les Français ont considéré que l’Europe de 1957 n’était qu’économique. Certes, elle est bien issue de l’ancienne CECA, l’ancienne Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier, qui, en fait, n’était qu’une entente commerciale.
En 2005, les Français ont ainsi voulu faire passer plusieurs messages : d’abord ils ont émis le souhait d’être pleinement associés à la construction européenne mais ils se sont surtout clairement exprimés pour une Europe des peuples.
L’Europe ne s’arrête pas à une simple régulation économique, elle doit, au contraire, permettre d’avoir en son sein un même corpus social, fiscal, et peut être même diplomatique ou militaire.
Ségolène Royal parle d’Europe dans son Pacte Présidentiel, un peu comme François Bayrou d’ailleurs. Elle propose qu’on avance sur la question sociale, et demande l’instauration d’un salaire minimum européen. Voilà une idée intéressante, parce qu’elle permet aux pays les plus développés de se protéger contre le soi- disant « plombier polonais » et surtout, elle oblige les pays les moins développés à rattraper plus vite leur retard. L’Allemagne de l’Ouest l’a bien fait avec l’Allemagne de l’Est, il a fallu du temps, mais aujourd’hui ce pays est en pleine croissance.
Ségolène veut aussi revenir sur l’indépendance de
Pour finir, Ségolène Royal et François Bayrou, veulent tous les deux que le nouveau traité soit soumis par référendum aux Français. Voilà une vraie différence avec Nicolas Sarkozy qui veut soumettre le nouveau traité au Parlement. Lui ne veut pas du débat avec les Français, il veut renforcer l’Europe de l’argent, celle du CAC 40 : ce n’est pas d’un salaire minimum qu’il veut mais d’un parachute doré pour les grands patrons incapables. Il est évident qu’une ratification par référendum est plus risquée politiquement, mais elle permet à ce que l’Europe soit vraiment une source d’espérance pour l’avenir, qu’elle soit une ambition partagée.
Le comportement de Nicolas Sarkozy sur cette question européenne est l’expression de ce qu’il souhaite pour
La France Présidente que nous, socialistes, souhaitons, est toute autre, c’est celle du débat, du dialogue, nous voulons une France à laquelle on ose parler loyalement, directement et avec confiance, c’est une France participative avec Ségolène Royal
C’est le sens du Pacte Républicain de Ségolène Royal que je soutiens sans faille et auquel je vous demande d’adhérer en votant pour elle le 6 mai prochain.