Une belle campagne de 1er tour

Publié le par Weber Michaël

La campagne de premier tour touche à sa fin, l’occasion de faire un premier bilan.

D’abord un constat, le Parti Socialiste fut le seul à mener une vraie campagne, à organiser des réunions publiques, à distribuer des tracts. Notre engagement fut clair pendant cette campagne, derrière notre candidate Ségolène Royal. Aucune ambiguïté, mais une volonté farouche de gagner.

 Céleste Lett, député-maire UMP fut étonnement absent pendant ces semaines de campagne. Il est vrai qu’il est en position d’attente. Je ne peux céder à la tentation de rappeler qu’il fut élu avec l’étiquette UDF-UMP en 2002, qu’il devait siéger au groupe UDF… Mais rappelez-vous en 2002, l’UMP a pris un certain nombre de députés à l’UDF, et c’est pour cette raison que François Bayrou en veut tellement à Céleste Lett. Le matin de l’annonce des députés UDF de son groupe, Céleste Lett, en faisait encore partie, et quelques minutes avant de faire l’annonce à la presse, notre député- maire a choisi le camp de la droite dure, celui de l’UMP.

On comprend mieux sa position d’attente. Dans cette circonscription centriste, Céleste Lett aurait du mal à accepter l’émergence d’un candidat UDF face à lui, en particulier avec un bon résultat de Bayrou aux présidentielles. Alors il préfère attendre et faire comme toujours…. Un choix opportuniste !! Nous aurons l’occasion d’en reparler.

Nous avons fait une vraie campagne. Angèle Dufflo sur le canton de Rohrbach lès Bitche, Gilbert Maurer sur ceux de Bitche et de Volmunster, Hubert Duschcher sur celui de Sarralbe, Denis Peifer à Sarreguemines et moi-même sur Sarreguemines Campagne. Plus de 30 réunions sur toute la circonscription, des milliers de tracts distribués dans toutes les boîtes aux lettres et dans toutes les communes, plusieurs passages sur le marché. Bref, nous sommes allés à la rencontre de nos concitoyens pour les convaincre de voter Ségolène Royal.

Nous avons constaté lors de ces discussions, qu’il y a un vrai retour du politique. Les gens reparlent de politique, et sont en attente. La nouvelle génération de candidats, leur a donné une plus grande envie de s’y intéresser. Les questions furent nombreuses et très variées. En tête de toutes les préoccupations, l’emploi mais aussi les délocalisations qui nous préoccupent tous, l’environnement, le monde de l’argent, et, curieusement, l’Europe .Les questions autour de la sécurité ou celles concernant les institutions étaient moins abordées malgré certaines tentations de la droite de ramener le débat sur le sujet sécuritaire.

Ce qu’il faut retenir également de cette campagne, c’est l’évolution de l’électorat.

 Cette évolution fut palpable sur le terrain. Ainsi,  Nicolas Sarkozy séduit les retraités, mais est craint par les actifs, quant à l’électorat Le Pen, il est aujourd’hui assumé. Bayrou a séduit quelques électeurs, mais son électorat semble être retourné vers un vote plus classique, car en voulant ratisser large, il a perdu en lisibilité. Ségolène séduit son électorat classique, et les petits candidats restent à la marge.

Voilà quelques éléments d’analyse. Première réponse demain soir, et surtout n’oubliez pas de voter Ségolène Royal, la seule en mesure de redonner sa grandeur à la France et l’espoir aux Français !

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Publié dans webermi

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