Weber - Mathy : deux jeunes loups aux dents longues

Publié le par Weber Michaël


Article paru dans le Républicain Lorrain à l'occasion des élections municipales


 

Ils sont tous les deux de la même génération. Michaël Weber, 33 ans, a fait de la politique son métier. Dès l'âge de 21 ans en devenant le plus jeune maire de France. Elu engagé, il est conseiller régional depuis 2004 sur la liste du socialiste Jean-Pierre Masseret. Avec sept nouveaux, il mène une liste « d'entente communale apolitique, représentative du monde associatif, proposant un projet d'avenir pour le village ». 

Arnaud Mathy, 35 ans, n'est ni élu, ni politique. Il exerce la profession d'ingénieur territorial détaché sur la fonction de directeur-adjoint de la communauté d'agglomération Sarreguemines confluences. Technicien reconnu, il est candidat au nom d' « un engagement citoyen avec un projet réaliste, en adéquation avec les moyens financiers de la commune ». Ces deux jeunes trentenaires aux éternels visages d'adolescents, du style BCBG, sont donc prêts à en découdre.

Aux législatives de juin dernier, Woelfling n'a accordé que 31 % des suffrages à son maire, candidat suppléant de Gilbert Maurer (PS), alors que le député UMP en totalisait 55 %. Cet élément peut-il mettre le maire sortant en difficulté ? « Pas du tout », réplique étonnamment Arnaud Mathy. « Dans une élection communale, on vote pour un projet réaliste, une équipe, pas seulement un homme. Ce résultat législatif n'a pas influé sur notre motivation. Nous voulons répondre à une forte attente de la population et nous engager à son service ». 

Confiant, Michaël Weber croit aussi qu'une « municipale n'a rien à voir avec une élection nationale. On désigne un homme, pas une étiquette. Le bilan de mon équipe, je l'assume et il est reconnu. » Pour asseoir sa légitimité, le maire sortant met en avant ses victoires de 1995 et de 2001. « En 2001, on est sorti au premier tour ». Une performance qu'il entend rééditer en s'appuyant sur son bilan. Il avance l'essor démographique (550 âmes en 95, 630 en 2001, 680 en 2008) réussi grâce aux extensions urbaines, l'aménagement du centre village, le soutien aux associations.Son challenger ne lit pas ce bilan de la même manière. « De nombreux habitants s'interrogent sur le mode de gestion et les choix d'investissements de l'équipe en place. Etaler ainsi la commune a entraîné des sucroûts (voirie, éclairage, réseaux). L'aménagement au centre concerne seulement quelques points visibles. Bilan : l'endettement de la commune a augmenté, surtout depuis 2005 et place dans la commune dans une situation financière fragile », affirme avec assurance Arnaud Mathy, rodé aux bilans financiers et gros projets de la Casc. « En fonctionnement, ce sont des choix d'avoir deux ouvriers communaux et une poste qui rend un service public. En investissement, ce sont des paris financiers à long terme qui s'équilibreront dans le temps », réplique le maire.

Michaël Weber veut poursuivre l'amélioration du cadre de vie en réalisant un accueil périscolaire dans le cadre du regroupement pédagogique mené avec Wiesviller, réaliser un complexe scolaire commun, densifier le centre du village par du logement et des services de proximité en faveur du 3è âge. Arnaud Mathy veut un plan d'aménagement global et concerté pour avoir un village plus homogène. « Il faut terminer les travaux engagés avant d'en lancer de nouveaux et arrêter cette fuite en avant, il faut stopper ce remaniement permanent du POS et réduire les frais de fonctionnement ». Bien intégré avec sa famille et « bien accueilli dans un village que j'aime », le fonctionnaire territorial veut apporter une forme de retour à Woelfling en lui offrant ses compétences et services. 

Une candidature à laquelle Michaël Weber s'attendait. « Cela va avec le personnage. Si certains salariés de la Casc et de la Ville devaient figurer sur sa liste, je serai en droit de m'interroger pour dire si c'est téléguidé ou non ». Son opposant n'entend pas succomber à la polémique. « Nous sommes un groupe homogène, composés de gens de Woelfling et pleinement intégrés, aux profils de compétences professionnelles variés dans la gestion et la conduite de travaux, aimés par le seul souci de servir les habitants. Beaucoup d'entre nous travaillent dans le bassin d'emploi le plus proche qu'est Sarreguemines. Où est le problème ? » Ambiance.

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