Michaël Weber
Maire de Woelfling lès Sarreguemines
Président du Parc Naturel Régional des Vosges du Nord
Conseiller Régional de Lorraine délégué au TER
Président de la Commission des Marchés publics régionaux
Notre conseil municipal est enfin en ordre de marche. M. Mathy avait engagé un recours en annulation auprès du Tribunal Administratif de Strasbourg, se basant en particulier sur la distribution d’un tract le samedi après midi, ayant lui-même agi de la sorte en distribuant un tract le samedi matin.
Il va sans dire que le Juge Administratif a rejeté la requête de M. Mathy par jugement du 27 mai dernier.
L’élection municipale nous portant à la tête de la commune de Woelfling est donc confirmée.
Acte II de l’obstruction de l’opposition municipale.
L’annulation des délibérations du 28 mars dernier, en raison des convocations au Conseil Municipal hors délai imparti. En effet les convocations n’ont été rédigées que le mardi, le lundi étant celui de Pâques, donc férié. Ceci nous a valu un courrier de rappel de la Sous Préfecture. Les délibérations en question ont été reprises le vendredi 30 mai.
Nous avons déploré le 28 mars, que l’opposition n’ait pas souhaité participer à certaines commissions, comme la commission des fêtes, ou la représentation au sein du FSE… Seule la commission du projet ne leur était pas ouverte, considérant que l’objet de cette commission est de débattre sur le projet que notre équipe a proposé à nos concitoyens.
Par ailleurs, nous avons constaté que M. Mathy n’a pas participé au débat lors de la première commission des finances, et qu’il a confirmé lors d’une réunion du conseil municipal, qu’il n’était « pas là pour aider à l’élaboration du budget », préférant engager des procédures auprès de la Préfecture et sans doute de la Cour des Comptes.
Je regrette ces positions tranchées, mais j’ai bon espoir que les prochaines réunions s’apaiseront et que nous pourrons avoir un vrai débat, dans le respect des différences et des positions de chacun.
A la CASC aussi, les débats ont déjà été assez houleux.
D’abord sur la question des indemnités. Nous avons 14 vice-présidents. Le Président a pris cette sage décision qui dénote par rapport à ce qui se passe à Forbach ou à Metz où tous les Maires sont vice-présidents. Par contre, tous les Maires sont membres du bureau, ce qui suppose de nombreux déplacements. Or, la réglementation permet à l’assemblée d’instaurer une indemnité aux membres du bureau, dans le cadre de l’enveloppe indemnitaire constante.. En clair, cela suppose que le Président et les Vice-présidents auraient un peu moins d’indemnités pour permettre l’indemnisation des membres du bureau. Le taux maximum autorisé par la loi étant de 6% de l’indice 1015. Après un long débat en assemblée entre ceux qui sont favorables, ceux qui y sont opposés – quelques vice-présidents qui se sentent spoliés – et ceux qui souhaitent que l’ensemble des élus de la CASC voient leur déplacement pris en compte, la décision s’est arrêtée sur un taux de 3% pour les membres du bureau (un peu plus de 100€) mensuel. Pour le reste de l’assemblée, le Président s’est engagé à trouver des solutions de remboursements de frais kilométriques. Il va sans dire que la population a été choquée par cette question des indemntés en particulier pour ceux, trop nombreux qui cumulent plusieurs indemnités.
Autre débat prochain, l’adhésion à la CASC de la commune d’Ernestviller.
Nous sommes quelques élus à avoir débattu de cette question. Je n’ai rien contre la charmante commune d’Ernestviller, et je pense que si j’étais son Maire je ferai la même demande. Mais pour établir un nouveau contrat entre deux collectivités, il faut que chacune s’interroge sur l’intérêt de signer avec l’autre partie.
Ernestviller, petite commune du canton de Sarralbe, est membre de la Communauté de Communes de l’Albe et des Lacs. Elle est voisine aussi de la CASC, car entourée des communes de Grundviller, Guébenhouse, etc… Elle profite d’arguties statutaires pour demander son adhésion à la CASC. Il est vrai que la partie est alléchante. La prise en compte d’un certain nombre de charges financières, les services proposés, le reversement d’un fond de concours sont autant d’éléments qui ont de quoi séduire cette commune. Elle nous apporte une population qui conforte notre communauté d’agglomération.
Néanmoins, le débat est bien plus large. Il est de 3 ordres.
D’abord l’aménagement du territoire. Est-il prudent d’affaiblir la Communauté de Communes de l’Albe et des Lacs. Certes, les Maires de cette intercommunalité se plaignent de plus en plus du manque d’ambition, de la faiblesse des compétences transférées. Là est le vrai problème. Quid du développement économique de cette intercommunalité, quid du partage des richesses, et pas seulement du partage des déficits. Bref, je pense que ce serait déséquilibrer l’Albe et les Lacs et la CASC que devoir demain être rejoints par Puttelange aux Lacs, par Richeling. Chacun a ses spécificités et je ne suis pas certain que les hyper concentrations intercommunales soient souhaitables. D’ailleurs le même débat a lieu dans la communauté de communes de Rohrbach, où certains aussi sont tentés par les sirènes CASCiennes.
Ensuite, il me semble que nous avons besoin de stabilité au sein de la CASC.
Les projets futurs sont lourds, et parfois j’ai l’impression de manquer de visibilité à long terme. Il nous faut digérer l’ensemble des réalisations et des projets pour rester efficace à l’avenir. Notre gâteau que l’on se partage reste fragile. Il n’est pas si stable qu’il en donne l’impression. A force d’en tirer des tranches, il risque de s’effondrer. Que d’autres intercommunalités fassent les mêmes efforts, d’autant que leur gâteau est beau, mais que l’un ou l’autre veut se le réserver égoïstement.
Enfin il y a un problème de représentation au sein de la CASC, mais le prochain débat l’évoquera sans doute, et j’aurai alors l’occasion d’y revenir.
Dernière information.
Le 14 mai dernier, j’ai été élu 1er Vice Président de l’Association des Maires Ruraux de la Moselle, à ma grande surprise. Je suis très heureux de ce rôle qu’on me donne dans cette association apolitique qui veut défendre les intérêts des petites communes. Celle de la Moselle réunit le plus d’adhérents en France. Elle a été très active grâce à l’implication de Jean Weber, Président sortant, et Maire sortant de Rémilly. J’ai hâte de mener avec mes amis, les combats nécessaires à la défense de cette particularité française qui permet cette richesse démocratique et qui garantit souvent l’unique et dernière présence de l’Etat au sein d’un village. Le monde rural doit être respecté, il ne peut être dépouillé et abandonné par tous les services publics que sont les perceptions, les postes, les gendarmeries, les régiments de l’Armée, etc… Avec Jean Michel Merrel, Maire de Ley et nouveau Président de l’AMRM, je compte mener cette bataille à plein pendant les 6 années de mon mandat. Je salue aussi la présence au sein du conseil d’administration de mon ami Jean Luc Lutz, Maire de Bliesbruck et de Jean Louis Chudz, Maire d’Epping.
Voilà quelques éléments, alors que d’autres instances ne sont pas encore installées, et j’aurai l’occasion d’y venir dans les prochaines semaines.
| Novembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | ||||||||||
|
||||||||||
Commentaires