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Lundi 18 juin 2007

Curieusement, depuis dimanche, j’ai reçu énormément de messages d’encouragement, me découvrant de nouveaux amis nombreux. Les uns apprécient le travail qui est le mien, d’autres mes prises de position courageuses et les derniers reconnaissent l’honnêteté de mes convictions.

 

Je veux que chacun d’entre vous soit remercié pour ces messages de soutien.

 

A midi, j’ai déjeuné avec un grand ami, Lionel Fournier, Maire de Rombas. Je ne connaissais pas Lionel, et avant de le connaître, je ne l’appréciais pas. Il en impose, déjà par sa taille, mais aussi par ses analyses politiques pertinentes et surtout par sa grandeur d’âme. Nous nous côtoyons depuis 2004, puisque je suis son vice président au sein de la commission transport notamment. Aujourd’hui nous sommes de vrais amis, car les vicissitudes de la vie nous ont rapprochés.

 

Aujourd’hui, au moment du déjeuner, on se disait, qu’il faut être un peu masochiste pour faire de la politique. Certes , c’est un engagement passionnant, mais à quel prix. Sans doute, étais-je inconscient en m’engageant à 21 ans dans cette voie, sans en expliquer, aujourd’hui encore,  ni comment, ni pourquoi ?! Je ne sais toujours pas comment je me suis retrouvé dans cette galère...

J’aime ce que je fais, mais à quel prix ? Ma vie professionnelle n’est pas ce que j’aurais souhaité, ma vie privée a payé un très lourd tribut,  passant par un divorce qui est en partie lié à cet engagement, et mon quotidien évolue sous le regard souvent critique et parfois impertinent des concitoyens de ma commune. Il en est ainsi et je sais les contraintes que sont celles de la vie publique. Mais Lionel a raison, à quel prix ?

 

Les élus que nous sommes rêvons tous, un peu, d’une forme de reconnaissance, un jour ou l’autre, et finalement, elle n’arrive jamais vraiment. Nous courons éperdument après cette forme d’engagement, sans jamais trouvé le calme de la reconnaissance accomplie. La politique est une course permanente pour améliorer un monde qui change et évolue sans cesse, et très vite cette spirale folle nous emporte avec elle.

 

A quel prix, et pourquoi ? Je n’ai pas la réponse.

 

Bien sûr, je crois en l’Homme, je crois en la nature humaine bonne et mauvaise, et je veux œuvrer dans l’intérêt de tous. J’imagine le monde parfait sans pleur, sans douleur et sans peur, même si je sais qu’il est utopique. Je me bats pour une France sans inégalités, pour une France progressiste, pour un pays qui reste celui de l’innovation économique et sociale, un pays qui dessine un espoir pour tous ceux qui rêvent de démocratie, un grand pays dans le Monde.

 

Ce soir, au téléphone, quelqu’un me parlait de mixité sociale, en critiquant un Maire qui avait le courage de s’engager dans cette voie. Résultat, les « délinquants » de la cité sont venus chez nous ! Erreur de jugement. Il y a une absolue nécessité de casser les cités, où nous avons entassé des familles, casées dans des immeubles en fonction de leurs nationalités et de leur religion. Or, par expérience, on sait qu’il est impossible d’intégrer ces familles si elles restent regroupées par ethnies, ou par religion. Par  ailleurs, les immigrés installés dans nos villages sont parfaitement admis par nos populations et s’intègrent à la vie locale.

 

Certes, casser les cités pour faire de la mixité sociale, ça dérange le Français moyen qui vit tranquillement sur « son » terrain, dans « sa » maison, avec « sa » femme, dans « son » quartier avec « ses » voisins et tout ça dans une continuité et un calme olympien. Et laissons les gens des quartiers dans leur misère sans jamais s’interroger comment il fallait rompre cette décadence de ceux qu’on est allé chercher pour faire fonctionner notre économie. Quelle injustice !!

 

Voyons, mes chers concitoyens, quel est le plus grand risque ? De tenter d’intégrer les étrangers en adoptant une politique de mixité sociale horizontale, ou de maintenir le système actuel en faillite qui consiste à « absorber » les populations immigrés par un système vertical ? Comment peut-on croire un instant que ces gens vont continuer à accepter leurs conditions sociales sans se révolter ?

 

Ce qui est vrai pour les cités, est à l’inverse vrai aussi pour la ruralité, j’en parlerai prochainement.

 

La tâche est immense, et le prix à payer est lourd. Je ne sais pas, si demain la politique m’apportera encore la satisfaction que j’y trouve aujourd’hui, je ne sais pas si le suffrage universel me fera encore confiance. Mais mon engagement personnel reste total, car les attentes sont nombreuses, les injustices aussi, et que le travail à accomplir reste considérable.

Et si je reste volontaire à ce point, c’est bien parce que, je pense ma petite vie aussi sera amenée à changer, et que, je l’espère à la question « pourquoi tout ça » je pourrai répondre : « pour ma famille, pour mes enfants, pour mes concitoyens, pour ceux que j’aime ! »

Par Weber Michaël - Publié dans : webermi
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Mercredi 13 juin 2007

La société a changé plus que l’on ne l’imagine.

Au-delà d’un simple choix politique, il me semble que c’est bien l’expression du rapport de nos concitoyens à l’organisation sociale du monde qui a changé.

Lors de l’élection présidentielle, j’avais expliqué comment Nicolas Sarkozy avait su réconcilier les plus riches avec les classes moyennes anti sociales et le monde ouvrier xénophobe et raciste. Au-delà de ça, il me semble que le changement est plus profond encore, et qu’il s’agit d’un mouvement de fond de la société.

 

Dans les années 70 et 80, après la longue reconstruction du pays, le modèle social était celui de l’ascension sociale obtenue à la sueur de son front et aidée par un Etat providence. Aujourd’hui, la télé réalité passant par là, le modèle social c’est celui de l’argent facile, de l’amusement permanent, de la richesse que l’on flambe, des people et de la Jet Set , de l’oisiveté qui rapporte, du corps source de plaisir, de la destructuration des familles souvent provoquée par une exigence de liberté totale.

 

Jamais dans les « Love Story », « Star Academy » et autres émissions abrutissantes à l’américaine, jamais il n’est question de travail, si ce n’est le sens travail du corps. Dans les émissions de musique du type « Star Academy », il ne s’agit pas du travail qui permet aux candidats d’être retenus, mais c’est bien le choix d’un physique, d’une voix qui porte et qui peut rapporter, en fonction de l’exigence du public du moment. Ces émissions abrutissantes ont pour seul but de détourner les spectateurs des vrais problèmes de la société.

 

Après la reconstruction du pays, nos concitoyens ne supportaient pas les victimes de la croissance, et de l’évolution de la société. Nous considérions tous que notre société était la cause de ces différences injustes. Aujourd’hui, nous considérons que celui qui s’en sort pas est le seul fautif, pire encore, il organise lui-même sa pauvre déchéance, il se conforme dans sa situation ! En somme, personne ne veut plus aider l’autre,  considérant que l’autre est seul fautif de son déclin.

 

Résultat : les Français ne veulent plus entendre parler de RMI, CMU, allocations chômage, etc… Seul, le porte monnaie compte, et le but unique est de gagner plus et de donner le moins possible à l’Etat. Voilà la société de l’individu.

 

La société hédoniste, c’est celle où seul le plaisir immédiat compte. C’est le cas dans la forme de consommation que l’on connait, c’est encore le cas dans les travers constatés dans les émissions de téléréalité. Les travers sexuels sont évoqués un peu partout, souvent condamnés mais parfois glorifiés là encore en référence à Love Story, à Paris Hilton, et autres aventures de nos people.

 

Parfois j’ai l’impression de réapprendre la décadence de Sparte. Une société parfaitement organisée, qui a disparu voilà plusieurs milliers d’années, sans que l’on sache exactement pourquoi, si ce n’est que le plaisir était devenu roi. L’hédonisme entre dans une logique destructrice qui ne permet plus la liberté. Il prend possession de la personne, de son corps et de son esprit…

 

Le problème dans cette analyse, qui n’est que la mienne, c’est que ce dessin de la société ne concerne qu’une partie de la France. Certes la partie majoritaire. Mais il viendra le temps du réveil, il viendra le temps où tous ces gens des cités, floués, qui ne peuvent s’exprimer se révolteront  parce qu’ils n’ont pas le droit de vote et qui ne se reconnaissent pas en la France , Marianne, leur protectrice. La France est divisée aujourd’hui, opposant toutes les catégories sociales qui s’envient. Et malheureusement, je ne sais, que trop, que la gauche reviendra au pouvoir, le jour où cette France qu’on nous présente sera vraiment à terre.

 

Je sais, il est loin le temps où Socrate parlait de la séparation du corps et de l’esprit. Nous savons tous que les deux sont liés et que l’un fonctionne avec l’autre. Mais je me plais aussi à penser, à quelques jours de mes vacances au vert, que l’esprit peut s’écarter du corps. C’est tout l’exercice que je me souhaite, en cherchant le silence salvateur qui ordonne la pensée, minimise les exigences du corps et … me prépare à d’autres combats.

 

N’est ce pas Céleste… !?

Par Weber Michaël - Publié dans : webermi
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Lundi 11 juin 2007

Les urnes ont donc parlé, et Céleste Lett, a été très largement réélu député de la 5è circonscription de la Moselle.

 

Je lui adresse mes plus sincères félicitations, et j’espère,  pour le bien de tous nos habitants, qu’il parviendra à réaliser son programme électoral. J’espère aussi qu’il ne perdra  pas de vue que son rôle premier est de voter les lois de la République à Paris.

 

Les explications de la défaite sont nombreuses et je veux en donner quelques unes.

 

D’abord le mode de scrutin, et son organisation, dans la mesure où l’on assiste à une démocratie qui se présidentialise. L’électorat confirme, naturellement et très majoritairement son vote du mois de mai. A mon sens, de plus en plus, les élections législatives vont perdre de leur contenu comme c’est déjà le cas aux Etats-Unis. Le camp battu en mai, s’est démobilisé. La 6è République, devient donc une absolue nécessité.

 

Le programme du PS était inaudible, sans ligne directrice, mal défendu, et sans renouvellement idéologique. En cela, nous entrons au PS dans une période passionnante et cruciale, puisqu’il nous revient de rénover notre corpus idéologique, pour une gauche décomplexée.

 

La question des ordures ménagères dans le Pays de Bitche, a localement coûté cher à Gilbert Maurer, qui a tenu bon face à la difficulté. Il fut confirmé régulièrement dans son siège de président du Syndicat des communes , y compris par les Maires UMP qui l’affrontent. Le courage politique est à gauche, c’est bien connu, mais parions que les difficultés aplanies, ils se précipiteront pour récupérer la présidence du syndicat en question.

 

La vague bleue était pressentie, la victoire appelant la victoire,  il devenait de plus en plus évident, que l’UMP ferait un raz de marée, supérieur à 1993, qui est pourtant une référence à gauche.

 

Je me réjouis toutefois du bon résultat de Gilbert Maurer à Goetzenbruck, et de mon résultat à Woelfling, certes à 31% mais plutôt moins mauvais qu’ailleurs sur la circonscription.

 

Je constate une faible participation surtout sur Sarreguemines, puisqu’elle stagne à 47%, ce qui préjuge d’autres combats à mener sur la ville, dans laquelle d’ailleurs le candidat sortant n’a obtenu que 62%....

 

Il revient maintenant à cette très large majorité, qui détient tous les pouvoirs, d’œuvrer dans l’intérêt de tous les Français. Je leur souhaite bonne chance !

Par Weber Michaël - Publié dans : webermi
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Dimanche 10 juin 2007

Ce beau dimanche de juin

Est encore érigé à ton honneur,

Et aujourd’hui encore Marianne,

Tu seras dans nos cœurs.

 

 

 

Tous tes admirateurs, tes enfants,

Se pressent pour t’honorer,

Répondant à l’appel de leur nom,

Répondant au rôle que tu leur donnes

 

 

 

Mais dans mon cœur, Marianne,

Moi qui te donne tant,

J’ai comme une blessure,

L’impression que ton nom est floué.

 

 

 

Ce soir, tu auras parlé,

Les dés seront lancés,

Et tous se réclameront de toi

Sans être tous tes dignes enfants.

 

 

 

La démocratie que tu veux

La liberté que tu exiges,

L’égalité que tu défends,

La Fraternité que tu souhaites.

 

 

 

Ne sont-elles pas un peu bafouées ?

Le Pauvre est-il entendu ?

L’Etranger est-il écouté ?

Le Frère sera-t-il à notre table ?

 

 

 

Oui, Marianne, demain je serai là,

Je sais que tes enfants te reviendront,

J’espère que demain leur fougue,

Sera aussi puissante que leur espoir actuel.

 

 

 

Ta chère démocratie aura parlé,

Pour en sortir une couleur uniforme

Et cruellement omnisciente,

Sans doute arrogante.

 

 

 

Marianne, mère patrie,

Je t’aime comme au premier jour,

Laisse moi encore longtemps te servir,

Pour le bien de mes frères…

Par Weber Michaël - Publié dans : webermi
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Samedi 2 juin 2007

Contribution d'Angèle Dufflo, adjointe au Maire de Gros Réderching

La culture intéresse t-elle encore les politiques ? 

La question est pertinente au vu des discours de nos hommes politiques.

Oui, pourquoi la culture devrait-elle être au cœur du débat politique alors que tant de problèmes sont posés à notre pays et à nos concitoyens, le chômage, le pouvoir d’achat, la mondialisation, l’avenir de la planète...

Et l’avenir de l’homme alors ?

Au-delà de son avenir, la vraie question directement  liée à la culture c’est celle de son devenir...

En effet, humanité et culture sont indissociables, dans le sens de culture opposée a nature, en ce sens la culture est ce qui donne du sens aux choses, à l’action de l’homme,...elle est l’empreinte de l’homme...

Pour ma part, j’adhère à ce postulat qui dit que la culture, c’est cette chance supplémentaire donnée à l’être humain pour échapper au rouleau compresseur de l’affairisme, de la langue de bois, de la morosité...

Aujourd’hui, l’absence de volonté politique et de propositions fortes n’est pas de nature à apaiser nos inquiétudes quant à une culture vivante et plurielle.

Force est de constater que le budget de la culture souffre d’une érosion constante et ce depuis de années.

Aujourd'hui, les relais culturels ne sont plus assurés. Il n'est qu'à voir l'état des subventions aux associations culturelles.

 Sous l’impulsion de François Mitterrand, Jack Lang et Catherine Trautmann avaient pourtant ouvert la voie...

La gauche a toujours pris en compte cette nécessité fondamentale de partager un bien qui nous aide à vivre mieux, à trouver des réponses tout en s’inscrivant dans le réel.

La gauche avait compris que  la culture a besoin de pédagogie pour vivre ailleurs qu’à l’intérieur d’une élite.

Rappelons-nous du plan « art à l’école » mais aussi de la possibilité largement encouragée de proposer des classes culturelles ou des ateliers de pratique artistique, de faire entrer des comédiens professionnels, des peintres, des musiciens dans l’enceinte de l’école...de permettre la confrontation avec des œuvres d’art en favorisant les visites de musée...

Toutes ces mesures  permettaient à tous les élèves, pour peu que l’enseignant se sente une âme de passeur culturel, des échappées belles vers l’univers culturel.

Je garde en mémoire l’enthousiasme et la joie créatrice des élèves de Gros-Réderching chaque fois que nous vivions la culture de l’intérieur.

Contes africains », découverte de la musique contemporaine, fresque murale avec les peintres de « Cadre » classe de chant choral, sorties culturelles à l’opéra , spectacles de mémoire...autant d’occasions pour ces enfants de s’approprier la culture, autant de stimulation intellectuelle, autant de moments de partage...

Qu’en reste t-il ?

Un espoir subsiste toutefois du côté des élus de terrain...

La mission culturelle mise en œuvre du côté de Meisenthal est à ce titre exemplaire.

Là, des élus  et des acteurs de terrain ont su saisir la chance de transformer des friches industrielles en édifice culturel contemporain reconnu.

Ils ont su donner naissance à de nouvelles aventures culturelles, sociales et civiques.

Au-delà de la dimension artistique qui rayonne sur toute une région, il est évident que ces nouvelles pratiques culturelles façonnent une nouvelle économie, induisent des emplois et sont une valeur ajoutée à l’attractivité d’un territoire.

Gilbert Maurer , en tant que conseiller général et maire a toujours eu à cœur d’impulser cette dynamique culturelle de terrain, de l’initier et  de la soutenir.

Il partage avec Michael  Weber cette conviction profonde que c’est au plus près des hommes et des territoires que la culture se construit, se vit et se partage.

Les 10 et 17 juin, pour que vive la culture, nous  choisirons Gilbert Maurer et Michael Weber.

 

 

Par Weber Michaël - Publié dans : webermi
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