Curieusement, depuis dimanche, j’ai reçu énormément de messages d’encouragement, me découvrant de nouveaux amis nombreux. Les uns apprécient le travail qui est le mien, d’autres mes prises de position courageuses et les derniers reconnaissent l’honnêteté de mes convictions.
Je veux que chacun d’entre vous soit remercié pour ces messages de soutien.
A midi, j’ai déjeuné avec un grand ami, Lionel Fournier, Maire de Rombas. Je ne connaissais pas Lionel, et avant de le connaître, je ne l’appréciais pas. Il en impose, déjà par sa taille, mais aussi par ses analyses politiques pertinentes et surtout par sa grandeur d’âme. Nous nous côtoyons depuis 2004, puisque je suis son vice président au sein de la commission transport notamment. Aujourd’hui nous sommes de vrais amis, car les vicissitudes de la vie nous ont rapprochés.
Aujourd’hui, au moment du déjeuner, on se disait, qu’il faut être un peu masochiste pour faire de
J’aime ce que je fais, mais à quel prix ? Ma vie professionnelle n’est pas ce que j’aurais souhaité, ma vie privée a payé un très lourd tribut, passant par un divorce qui est en partie lié à cet engagement, et mon quotidien évolue sous le regard souvent critique et parfois impertinent des concitoyens de ma commune. Il en est ainsi et je sais les contraintes que sont celles de la vie publique. Mais Lionel a raison, à quel prix ?
Les élus que nous sommes rêvons tous, un peu, d’une forme de reconnaissance, un jour ou l’autre, et finalement, elle n’arrive jamais vraiment. Nous courons éperdument après cette forme d’engagement, sans jamais trouvé le calme de la reconnaissance accomplie. La politique est une course permanente pour améliorer un monde qui change et évolue sans cesse, et très vite cette spirale folle nous emporte avec elle.
A quel prix, et pourquoi ? Je n’ai pas la réponse.
Bien sûr, je crois en l’Homme, je crois en la nature humaine bonne et mauvaise, et je veux œuvrer dans l’intérêt de tous. J’imagine le monde parfait sans pleur, sans douleur et sans peur, même si je sais qu’il est utopique. Je me bats pour une France sans inégalités, pour une France progressiste, pour un pays qui reste celui de l’innovation économique et sociale, un pays qui dessine un espoir pour tous ceux qui rêvent de démocratie, un grand pays dans le Monde.
Ce soir, au téléphone, quelqu’un me parlait de mixité sociale, en critiquant un Maire qui avait le courage de s’engager dans cette voie. Résultat, les « délinquants » de la cité sont venus chez nous ! Erreur de jugement. Il y a une absolue nécessité de casser les cités, où nous avons entassé des familles, casées dans des immeubles en fonction de leurs nationalités et de leur religion. Or, par expérience, on sait qu’il est impossible d’intégrer ces familles si elles restent regroupées par ethnies, ou par religion. Par ailleurs, les immigrés installés dans nos villages sont parfaitement admis par nos populations et s’intègrent à la vie locale.
Certes, casser les cités pour faire de la mixité sociale, ça dérange le Français moyen qui vit tranquillement sur « son » terrain, dans « sa » maison, avec « sa » femme, dans « son » quartier avec « ses » voisins et tout ça dans une continuité et un calme olympien. Et laissons les gens des quartiers dans leur misère sans jamais s’interroger comment il fallait rompre cette décadence de ceux qu’on est allé chercher pour faire fonctionner notre économie. Quelle injustice !!
Voyons, mes chers concitoyens, quel est le plus grand risque ? De tenter d’intégrer les étrangers en adoptant une politique de mixité sociale horizontale, ou de maintenir le système actuel en faillite qui consiste à « absorber » les populations immigrés par un système vertical ? Comment peut-on croire un instant que ces gens vont continuer à accepter leurs conditions sociales sans se révolter ?
Ce qui est vrai pour les cités, est à l’inverse vrai aussi pour la ruralité, j’en parlerai prochainement.
La tâche est immense, et le prix à payer est lourd. Je ne sais pas, si demain la politique m’apportera encore la satisfaction que j’y trouve aujourd’hui, je ne sais pas si le suffrage universel me fera encore confiance. Mais mon engagement personnel reste total, car les attentes sont nombreuses, les injustices aussi, et que le travail à accomplir reste considérable.
Et si je reste volontaire à ce point, c’est bien parce que, je pense ma petite vie aussi sera amenée à changer, et que, je l’espère à la question « pourquoi tout ça » je pourrai répondre : « pour ma famille, pour mes enfants, pour mes concitoyens, pour ceux que j’aime ! »
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Michaël Weber
Dans les années 70 et 80, après la longue reconstruction du pays, le modèle social était celui de l’ascension sociale obtenue à la sueur de son front et aidée par un Etat providence. Aujourd’hui, la télé réalité passant par là, le modèle social c’est celui de l’argent facile, de l’amusement permanent, de la richesse que l’on flambe, des people et de
Les urnes ont donc parlé, et Céleste Lett, a été très largement réélu député de la 5è circonscription de la Moselle.
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