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Mardi 21 février 2 21 /02 /Fév 22:01

par Dominique Antoine, ancien conseiller éducation, culture, jeunesse et sports du président de la République (2007-2009)

J'ai travaillé deux ans dans l'équipe de Nicolas Sarkozy à l'Elysée. C'était un honneur. Ce furent deux années d'espérances déçues. "20 % de nos jeunes quittent l'école sans qualification, je ne peux m'y résoudre", avait écrit le candidat en 2007. Le technicien que j'étais faisait confiance à l'énergie de cet homme politique hors norme, à son discours républicain, à sa volonté de rupture. "Que tous les enfants sortent de l'école avec le bagage nécessaire pour réussir leur vie d'adulte", disait encore le programme.

Dans le domaine éducatif, que retiendra-t-on de ce quinquennat ? 80 000 suppressions d'emplois, la fin de l'année initiale de formation des maîtres, la semaine de quatre jours à l'école primaire. Même si l'on place, dans l'autre plateau, les évaluations généralisées des compétences des élèves, le bilan est maigre.

Je m'en suis longtemps voulu de n'avoir pas su me faire entendre du président. Avec le recul, je pense que c'était mission impossible.

Car dans le premier cercle des conseillers présidentiels - dont je n'étais pas -, la mêlée des conservateurs, des libéraux et des budgétaires formait un rideau infranchissable. Les conservateurs manifestaient une haute ambition : ils voulaient rétablir l'autorité des savoirs et des professeurs. Prisonniers d'une imagerie surannée et d'une obsession mémorielle, ils se référaient malheureusement à une éducation nationale de cocagne où les maîtres se seraient réjouis de recevoir une lettre de leur président, ou bien de lire à leurs élèves, à la demande du président, la lettre d'un jeune résistant, ou encore de jumeler chaque enfant des écoles avec le fantôme d'un enfant juif gazé dans les camps.

Les libéraux, en quête d'efficience managériale, voulaient appliquer la logique du marché en offrant aux parents le libre choix de leur établissement. Enfin les budgétaires, pour complaire à la finance internationale, voulaient soutirer des dizaines de milliers d'emplois à un ministère jugé par principe dispendieux.

La vérité est que tous méconnaissaient la réalité concrète du métier de professeur, les conditions d'exercice dans les quartiers sensibles, les impasses de l'orientation pour les élèves peu doués ou défavorisés socialement. Au fond, ils idéalisaient l'éducation nationale mais ne l'aimaient pas, car elle votait mal et leur faisait peur. Et ils convenaient, à la suite du chef de l'Etat lui-même, que les priorités étaient ailleurs, dans l'économique et le social, dans l'international, la défense, la sécurité intérieure.

Immobilisme contraint

En 2007, le candidat Sarkozy affirmait dans son programme : "Il est possible de changer l'école." Mais à la première vaguelette, il a demandé à Xavier Darcos de remballer sa réforme du lycée et a inventé la médiation de Richard Descoings pour gagner du temps. Du temps que Luc Chatel doit trouver long, tant il peine, malgré son dévouement à la cause de l'école et son talent de communicant, à chanter l'immobilisme auquel il est contraint.

Alors, quand Nicolas Sarkozy dit à Laurence Ferrari que, s'il est réélu, il faudra "changer l'éducation nationale", on ne le croit plus. Et l'on prête attention à l'équipe d'en face. En face, c'est François Hollande, et sa préoccupation constante de l'avenir de la jeunesse. Un candidat qui rappelle régulièrement que, dans notre pays, l'histoire de la République se confond avec l'histoire de l'école.

Il a auprès de lui Vincent Peillon, qui connaît bien l'éducation nationale et pas seulement les lycées de centre-ville et les classes préparatoires. Il a compris l'inanité des réformes imposées du haut de la rue de Grenelle. Son axe est pédagogique : pour lui, c'est dans la classe, dans la relation maître-élève, que se joue l'amélioration de l'école. Il fonde tout son projet sur la recherche-action, la diffusion des bonnes pratiques, la formation des maîtres. Et il en tire les conséquences sur les réformes à mener.

Je connais les principaux experts qui, autour de Vincent Peillon, forment l'équipe "éducation" du candidat socialiste. Ce sont les mieux informés, les plus intelligents, les plus clairvoyants du moment. C'est à eux qu'il faut faire confiance si l'on veut que l'école progresse.

Je ne sais pas si mon ancien professeur d'économie à Sciences Po, François Hollande, parviendra à créer 60 000 emplois en cinq ans au bénéfice de l'éducation nationale. Je le souhaite, parce que j'ai la conviction que ces moyens seraient utiles à l'école et qu'ils ne seraient pas gaspillés. En annoncer le principe montre en tout cas que l'éducation sera bien, si François Hollande est élu, une priorité nationale.


En 2002, Dominique Antoine avait été nommé directeur de cabinet de Xavier Darcos, ministre délégué à l'enseignement scolaire, et directeur adjoint de celui de Luc Ferry, ministre de l'éducation nationale.

Par Weber Michaël
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Mardi 21 février 2 21 /02 /Fév 11:20

 

La campagne est maintenant lancée, et au-delà des critiques du bilan de l’adversaire, je veux aussi contribuer à diffuser le plus largement possible le programme que notre candidat François Hollande propose à la France, programme relayé localement par notre candidate aux législatives, Angèle Dufflo.

 

Vous qui me rencontrez, êtes souvent à m’interroger sur tel ou tel sujet. Dernièrement, un interlocuteur s’inquiétait de la place de la santé dans le programme socialiste. Certes, François Hollande a évoqué certaines priorités qu’il martèle, comme la jeunesse par le biais de l’éducation notamment, le travail par une lutte acharnée contre le chômage, l’égalité entre nos concitoyens.

 

Cette égalité s’exprime aussi par l’accès aux soins. Chacun d’entre nous fait ou fera l’objet de soins à un moment de sa vie. Chacun s’interroge sur la prise en charge de la maladie et s’inquiète de se retrouver en situation de handicap, dû à la maladie ou à l’âge. Cette inquiétude s’accroît à voir le sens qu’à pris notre politique de santé ces dernières années. Des cotisations sociales en augmentation, sans parvenir jamais à combler le déficit de la sécurité sociale, des déremboursements croissants, les scandales sanitaires, le désert médical en milieu rural, la tarification à l’acte, le malaise parmi les professionnels de santé… Notre santé semble elle aussi touchée par le grand capital, elle se privatise sous nos yeux avec la bénédiction de ce gouvernement UMP, avec la contribution active depuis 2002 de notre Député Céleste Lett, pourtant cadre de santé du CHS.

 

Le projet socialiste veut réaffirmer quelques principes intangibles avec des propositions d’actions concrètes.

 

Quelques principes d’abord, qui se conjuguent ici en 4 valeurs :

-         La santé est une marque de progrès. Nous constatons bien sûr des améliorations médicales, nous continuons à gagner en espérance de vie chaque année. Même sans vaccin, les professionnels de santé parviennent aujourd’hui à de meilleurs résultats contre le cancer ou le SIDA.

-         La santé, c’est aussi l’expression de l’égalité. Aujourd’hui, nos concitoyens ont un accès différent aux soins selon qu’ils sont en milieu urbain ou en milieu rural, ou qu’ils sont issus d’un milieu aisé ou plus modeste. Certaines maladies réapparaissent comme la tuberculose, et de nouvelles sont potentiellement dangereuses pour nos jeunes, comme l’obésité. Malgré l’instauration de la CMU, il n’y a pas encore d’égal accès aux soins, et un projet socialiste ne peut s’en affranchir, il est de sa responsabilité d’y apporter des réponses. Je n’oublie pas non plus la santé au travail. Certains métiers sont plus pénibles, et provoquent des maladies nouvelles, physiques ou psychologiques. Combattre ces maladies nouvelles, apporter de la prévention, c’est aussi amener du bien-être dans l’entreprise.

-         La santé est un facteur de croissance. La France peut se targuer d’avoir à son actif de nombreuses découvertes médicales. La recherche scientifique française doit rester un fleuron, elle ne le pourra que si nous lui en donnons les moyens.

-         Dans la santé doit aussi s’exprimer la démocratie. Un sujet nouveau certes, mais les scandales sanitaires autour du Médiator, des vaccins contre la grippe H1N1, n’ont pu être levés que grâce à l’action de quelques associations très actives. La santé n’est pas qu’une affaire de spécialistes ou de laboratoires surpuissants qui brassent des masses financières, c’est aussi l’affaire de chacun d’entre nous. Or, ce gouvernement a voulu écarter le peuple des décisions de santé, même les conseils d’administration des hôpitaux ne sont plus que des conseils de surveillance, tout est téléguidé par l’Agence Régionale de Santé (ARS) qui se réjouit des manquements de leurs élus, comme dans le bassin houiller par exemple.

 

 

Ces grands principes d’une politique de santé renouvelée s’accompagnent de proposition concrète à l’attention de tous nos concitoyens.

 

Première action concrète à mener, avant d’en arriver aux soins, la prévention. Les plans Alzheimer et Cancer seront reconduits. Mais cette prévention doit aussi aller vers des publics nouveaux, notamment vers les jeunes. Parmi les 60.000 nouveaux postes proposés dans l’éducation nationale, certains seront destinés à la médecine scolaire, notamment pour la prévention de l’obésité. N’oublions pas non plus la santé mentale, qui fait souvent l’objet aujourd’hui de parent pauvre de la politique de santé. François Hollande propose une véritable loi sur la santé mentale, visant à garantir l’accessibilité du système de soins en santé mentale, à renforcer le dépistage, les capacités en établissement et le suivi en ville. Cela passe par des recrutements indispensables et par une revalorisation des rémunérations de ces professionnels.

 

La seconde action, c’est mieux guérir. Mieux guérir, c’est d’abord permettre une réelle adéquation entre la recherche médicale et scientifique et sa traduction dans les actes. Il faut revoir le parcours de formation des professionnels de médicine et encourager à une formation tout au long de sa vie professionnelle au regard des évolutions continuelles des techniques. Mieux guérir, c’est aussi se consacrer à son acte médical, et pas au nombre d’actes médicaux qui aujourd’hui justifient le financement des hôpitaux publics. Pour éviter une privatisation de notre système de santé, il faut donc mettre fin à la convergence tarifaire entre le public et le privé. La tarification à l’acte a atteint ses limites, provoquant parfois une multiplication des actes pour garantir le financement de l’hôpital. Pour obtenir ces résultats, il faudra aussi établir un nouveau pacte social à l’hôpital pour discuter de la promotion sociale et des conditions de travail.

Mieux guérir, c’est aussi avoir une approche territorialisée de la santé, c’est un sujet important pour une partie de notre circonscription, je pourrai l’évoquer dans un autre article.

 

Le troisième axe concret est de mieux garantir. Un constat s’impose, la santé nous coûte de plus en plus cher, alors que parallèlement les déficits de santé ne cessent de s’accroître, preuve que nous ne prenons pas le bon chemin. Le modèle de protection sociale doit être plus égal s’il veut être pérennisé. Il faudra aussi stopper les dérives en terme de dépassements d’honoraires. François Hollande veut aussi réduire le coût des médicaments, en particuliers des génériques qui restent chez nous plus chers que dans les autres pays européens, et amener les médecins à mieux prescrire, à s’attacher plus à la qualité des soins qu’à leur quantité. Ce débat du coût de la santé, il nous faudra aussi le mener avec les organismes complémentaires qui proposent une trop grande disparité de contrats.

 

Cette politique suppose des économies dans certains domaines, mais aussi des coûts nouveaux qu’il faudra trouver dans les revenus du travail sans doute, mais aussi dans ceux du capital.

 

La santé sera aussi un enjeu de campagne en cette période de crise économique et sociale, et je sais que c’est un sujet qui intéresse beaucoup de nos habitants de cette circonscription de Sarreguemines. Le CHS et l’hôpital Robert Pax sont parmi les premiers employeurs de ce territoire.  Dommage que le Député sortant ait oublié le terrain et le monde dont il est issu pour le défendre à l’Assemblée Nationale. On aurait pu s’attendre à l’un ou l’autre texte de loi qu’il aurait pu porter en tant qu’ancien professionnel de santé. Sa seule action était de nous annoncer, voilà quelque temps déjà, la venue de 4x4 Pharma, qui nécessitait une modification législative dont personne ne voulait et qui reléguait l’acte médical à sa portion congrue, prônant plus l’automédication que le contrôle médical…

Par Weber Michaël
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Dimanche 12 février 7 12 /02 /Fév 12:49

Je montrai voilà quelques semaines le fossé qui existait entre le Député à Paris et le Maire à Sarreguemines. Notre grand démocrate Céleste Lett qui est allé consoler Claude Guéant, l’insupportable Ministre de l’Intérieur, après l’intervention du Député Serge Letchimy, a encore fait preuve de ce grand écart ce jeudi soir lors de  la séance plénière de la CASC. Me voilà obligé de me fendre d’un article pour retracer ces échanges, puisque le Républicain Lorrain devenu de plus en plus Républicain Lett à l’approche de ces élections législatives a couvert et détourné nos échanges. Stratégie bien éprouvée maintenant qui consiste pour le RL de saucissonner les débats pour les minimiser.

 

Ce jeudi 08 février, nous étions donc en séance à la Communauté  d’Agglomération Sarreguemines Confluences, notamment pour voter les Comptes Administratifs et les Budgets. Bien entendu à l’occasion de cette séance, j’ai été le SEUL élu parmi les 80 membres de l’assemblée à intervenir. En disant d’abord, que je trouvais plus d’éléments qui nous rassemblaient que de différents, et que tout en restant fidèle à mes interventions au courant de l’année je voterai ce budget. Certes je reste opposé à la grande aire d’accueil des gens du voyage, je reste opposé à la dotation énorme que nous accordons à Mosaïk TV faisant de cet organe de presse une télé inféodée au pouvoir, je reste interrogatif sur les frais de fonctionnement énormes de la médiathèque, de la piscine… Mais parallèlement je suis favorable à l’aménagement de l’Europôle II pour y accueillir des entreprises, autres que l’usine à gaz Hambregie, favorable aussi aux investissements menés sur l’assainissement, les transports urbains, la gestion des déchets, etc…

 

Mais en regardant de plus prêt les budgets, il me semble aussi nécessaire à l’occasion de ce vote du budget d’alerter nos électeurs sur certaines dérives. Comment expliquer par exemple que l’on passe en prévision budgétaire de 660.000€ à 750.000€ sur les primes et indemnités versées aux fonctionnaires, soit une augmentation de +15%, alors qu’on nous vend le même jour un changement du régime des primes « sans incidence financière » d’après le Président… Qui sont les fonctionnaires qui en bénéficieront ? De même en fonctionnement toujours, j’ai relevé quelques autres dérives, par exemple sur les déplacements, l’achat de certaines fournitures, etc…

 

Mon intervention ne devait pas s’arrêter là. Depuis des semaines le Président Nicolas Sarkozy, relayé par les membres de la majorité UMP, attaque les collectivités locales qui ont recruté trop de salariés. D’abord il a évoqué les Régions et les Départements, j’y reviendrai plus loin, mais il attaque aussi les intercommunalités. Le gouvernement UMP rappelle que les intercommunalités visaient à rassembler les communes pour faire ensemble ce qu’elles ne pouvaient plus faire seules. Qu’en est-il chez nous ? Si l’on cumule le nombre de fonctionnaires de la Ville et de la CASC, leur nombre n’a cessé d’augmenter ces dernières années. Je voulais donc simplement savoir comment le Docteur Lett, Député UMP à Paris, qui crie aux loups et vote les lois qui provoquent la baisse du nombre de fonctionnaires dans les intercommunalités, allait faire appliquer à Mister Céleste, Maire et 1er Vice Président de la CASC la réduction du nombre de fonctionnaires. J’ai pris bien évidemment soin de préciser que je ne partageais pas cette position dogmatique de non remplacement d’un fonctionnaire sur deux. Après avoir tenté d’interpréter mon intervention, s’aidant d’un énorme mensonge comme il en a désormais l’habitude, Céleste Lett a justifié ce nombre croissant de fonctionnaire par les compétences nouvelles de la CASC, finissant par déplorer l’augmentation du nombre de fonctionnaires dans les Départements et « surtout » dans les Régions. J’ai donc dû reprendre la parole pour souligner à nouveau que le Céleste Lett qui vote des lois stupides à Paris pour limiter le nombre de fonctionnaires dans les intercommunalités, tente de contourner la loi dans sa circonscription pour justifier l’augmentation du nombre de fonctionnaires localement. !

 

Bravo quel courage, quelle constance !

 

Quant à l’augmentation du nombre de fonctionnaires dans les Départements et les Régions, même Nadine Morano, sa collègue Ministre UMP starlette de la politique, conseillère régionale de Lorraine n’utilise plus cet argument. Mais il est vrai que la loi sur le cumul ne lui a pas permis d’être conseiller général ou conseiller régional, sinon il saurait que cette augmentation du nombre de fonctionnaires est dû aux transferts de compétences. En effet les personnels TOS (Techniciens Ouvriers de Services) des lycées et des collèges ont été transférés par le gouvernement Fillon aux Départements et aux Régions, soit environ 1.000 salariés de plus en Lorraine, comme en Alsace, Région UMP ! Preuve que même Céleste Lett ne sait pas tout…

Par Weber Michaël
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Mercredi 1 février 3 01 /02 /Fév 20:16

Vous trouverez ci joint la retransmission de l'intervention que j'ai faite en novembre dernier à l'occasion du Congrès des Maires de France sur le stand de RTE. En effet, Réseau Transport d'Electricité, soutient la Fédération des Parcs Naturels Régionaux de France sur un programme intitulé "Prairies fleuries". Ce programme vise à mettre en valeur la diversité floristique de nos prairies et surtout à rpomouvoir les prairies en évolution naturelle qui ont les mêmes valeurs nutritives pour nos bovins et donnent une meilleur qualité aux produits qui en sont issus.

_MG_9647.jpgLes Vosges du Nord ont participé à ce programme et nous avons pu remettre quelques prix à certains agriculteurs qui se sont distingués. Ce dispositif commence même à intéresser la Chambre d'Agriculture qui contribue à la réflexion.

La prochaine étape est de mettre ce programme en lien avec un autre projet que nous portons avec GRT Gaz sur l'apiculture avec là aussi des implications scientifiques.

Programme à suivre donc...

http://www.rte-france.com/fr/nos-activites/nos-services-aux-collectivites/evenements-elus-et-collectivites/evenements-en-2011#prairies

 

Par Weber Michaël
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Mercredi 1 février 3 01 /02 /Fév 20:03

 

 

Je vous invite à lire ci dessous la motion que j'ai présenté lors de la dernière séance du Conseil Régional, vous pouvez aussi entendre l'enregistrement à l'adresse suivante

 

http://groupeps-crlorraine.info/dans-les-territoires/78-michael-weber/608-mon-intervention-pour-presenter-la-motion-onf-lors-de-la-pleniere-des-26-et-27-janvier-2012

 

Réunion Plénière des 26 et 27 janvier 2012

 

 

 

 

POINT DE L’ORDRE DU JOUR :

MOTION N° :

PRESENTEE PAR : Groupes PS, PC et EEL

 

 

 

EXPOSE SOMMAIRE DES MOTIFS :

 

La Région Lorraine refuse le démantèlement de la mission de service public de l’Office National des Forêts (ONF)

 

Depuis 1965, date de sa création pour remplacer l’Administration des Eaux et Forêts, l’ONF est devenu un Etablissement Public à caractère industriel et commercial ayant pour principale mission de gérer le patrimoine forestier public du territoire français.

 

La loi définit son rôle et lui commande de gérer les forêts dites « publiques » comme les forêts domaniales (1,8 millions d’ha) et communales (2,8 millions d’ha) auxquelles s’ajoutent 8 millions d’ha de forêts tropicales dans les DOM, en satisfaisant à trois fonctions essentielles :

 

-          L’économique, par la récolte de bois, procurant des ressources importantes à l’Etat et aux communes

-          Le patrimonial par la préservation de la biodiversité et de nos paysages, ainsi que des ressources en eau et de la qualité de l’air. Les forêts gérées patrimonialement contribuent également à la lutte contre le réchauffement climatique.

-          Le social par l’accueil et la sécurité du public

 

Pour le compte de l’Etat, l’ONF remplit également des missions d’intérêt général de préservation des risques d’incendie (DFCI), de prévention des risques d’avalanches en montagne (RTM), de lutte contre l’érosion sur le littoral et de préservation des sites (marais, dunes, tourbières, mangroves, etc…).

 

La forêt est un élément constituant de la Lorraine, deuxième région forestière de France, les Vosges en étant le premier département. Elle est donc un moteur essentiel de son économie et de ses emplois.

 

En 2009, l’ONF employait près de 1400 personnes en Lorraine. Le chiffre d’affaire réalisé en région était de 58 M€, soit 8,3% du CA national. Les surfaces gérées par l’ONF représentent 69% de la surface forestière régionale, soit plus de 200 forêts domaniales et 2000 forêts des collectivités. Les volumes de bois commercialisés atteignent près de 2 millions de m3.

L’office gère aussi en Lorraine, 21 réserves biologiques domaniales (5000 ha) et 5 réserves biologiques intégrales (350 ha).

 

La réforme de 2002 réorganisant l’ONF avait été dictée à la suite des dégâts occasionnés par la tempête de 1999 qui l’avait rendu fortement déficitaire pour cause de baisse du prix du bois et de mévente. Elle avait entraîné un fort resserrement des effectifs (- 750 emplois de 2002 à 2007 en France et près de 15% en Lorraine). De plus, la RGPP étant appliquée avec la plus stricte rigueur, 3000 postes, au total, ont été supprimés au plan national entre 2001 et 2011.

 

Le contrat d’objectifs entre l’Etat et l’ONF, proposé aujourd’hui, prévoit une nouvelle baisse des effectifs alors que les indicateurs d’activité et de production forestière sont en hausse, particulièrement dans les Vosges et en Moselle. 700 suppressions de postes supplémentaires prévues pour les 5 prochaines années au niveau national, dont 77, rien que pour la Lorraine. Ce contrat, qui réaffirme des objectifs très ambitieux de récolte de bois pour la période 2012-2016, fait craindre que cette exigence de production se fasse au détriment des fonctions environnementales et sociales de la forêt publique.

 

L’ONF ne pourra plus remplir ses missions de service public, jugées peu rentables. C’est la protection et la mise en valeur de notre patrimoine forestier qui sont menacées, et à travers elles, l’emploi et le maintien d’activités dans tous nos territoires ruraux.

 

Pour continuer à développer la filière bois et forêt, il est indispensable que la région Lorraine puisse s’appuyer sur l’expertise au service du patrimoine forestier et des citoyens, en relations constantes avec les élus.

 

Considérant que,

 

-           les forêts publiques de Lorraine recèlent une ressource répondant aux enjeux économiques forts pour la Région, tant dans le cadre du développement de la filière bois qu’au regard de la politique énergétique impulsée par la Région favorisant le développement du bois-énergie et de la demande en constante augmentation du matériau bois dans le domaine de la construction immobilière notamment,

 

-           le Contrat d’objectifs et de performance 2012 -2016, signé le 19 octobre 2011 entre l’Etat, l’ONF et la Fédération Nationale des Communes Forestières (FNCOFOR), précise qu’il est indispensable d’assurer un maillage territorial suffisant et nécessaire de forestiers pour permettre la mise en œuvre de la politique forestière nationale auprès des collectivités propriétaires,

 

 

 

 

TEXTE DE LA MOTION :

 

La Région Lorraine, soucieuse du rôle écologique joué par la forêt, en particulier la lutte contre l’effet de serre par la captation du carbone atmosphérique, à son attachement aux missions de service public de l’ONF, du rôle primordial de l’activité forestière en région,

-          demande à l’Etat que des moyens humains soient maintenus sur le terrain pour assurer le rôle multifonctionnel de la forêt et garantir notamment ses fonctions environnementales et sociales qui sont des données essentielles de la politique de développement durable conduite par le Conseil Régional de Lorraine.

-          Demande le maintien d’un régime national forestier permettant un service public de gestion de qualité, et par voie de conséquence exige la non-privatisation de la gestion des forêts domaniales et communales ;

-          Demande que le Gouvernement lance enfin le plan spécifique ambitieux qu’il a annoncé pour la filière bois à l’issue du Grenelle de l’environnement, avec un Office national des Forêts doté de moyens à la hauteur des enjeux fixés pour les mettre en œuvre.

Par Weber Michaël
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