Samedi 16 mai 2009

Aujourd’hui vendredi fut une triste journée.

La crise économique touche de plein fouet le bassin d’emploi de Sarreguemines, et j’en fis le triste constat aujourd’hui même.

 

Ce matin, je rencontrais les dirigeants d’une entreprise bien connue à Sarreguemines, l’entreprise Pierron.

Là, j’ai vu des dirigeants d’entreprise tristes,  désolés d’avoir à faire face à une situation qui conjugue crise, marchés perdus suite à instabilité politique, clients qui n’honorent pas leurs paiements, et banquiers qui ne se préoccupent que de leur marge…

Je mesure alors la limite de la puissance publique, mais j’ai aussitôt demandé aux services de la Région Lorraine de s’investir dans ce dossier. Je veux m’opposer de toutes mes forces à l’apparition des fonds de pension dans le capital de cette entreprise.

Ce serait accepter la disparition de Pierron de Sarreguemines.

 

Malgré tout, Pierron, pourra-t-il éviter des restructurations ? Je crains que non… Ces prochains jours devraient nous apporter la réponse.

 

A midi, avec Aurélie Filipetti et Eric Kamblock, je rencontrais les délégués syndicaux CFDT de l’entreprise Johnson Controls. La direction européenne a décidé la fermeture de l’unité de Sarreguemines, sans négociation avec les pouvoirs publics, sans concertation, dans un total irrespect des salariés de l’entreprise.

 

Et pourtant, voilà une entreprise qui fonctionne bien, qui a su, à plusieurs reprises, s’adapter au marché, avec des équipes qualifiées, et qui ne demande qu’une seule chose : travailler, produire des batteries, celles-ci ou d’autres, dites de nouvelles générations.

 

Quel drame pour ces familles dans l’attente !

 Les jeunes s’installent dans la vie, construisent leur maison, voudraient croire encore en un avenir possible malgré un horizon bouché...

 Les plus anciens sont à quelques années de la retraite et ne se font aucune illusion sur leur capacité à retrouver du travail.

La désespérance s’installe, l’ambiance est lourde, les visages sont figés, la colère monte, et nous sommes appelés au secours.

 

Aurélie va se mobiliser, et la Région aussi sera à côté de ces salariés qui souffrent. Mais c’est du travail qu’il leur faut, c’est le respect qu’ils attendent, c’est de dignité dont ils ont besoin et pas d’être considérés comme des objets  que l’on jette au rebut.

 

Plus tard dans l’après-midi, je suis reçu à la Menuiserie Schreiber. Un bel exemple d’entreprise familiale qui passe le flambeau à la 3ème génération. Une entreprise qui se porte bien, qui a su s’adapter, notamment dans une filière qui m’est chère, la construction bois.

 

Mes collègues élus parlent de la crise.

 Jean Karmann, conseiller général, pour dire qu’elle n’est pas si dramatique, que l’artisanat a créé plus d’une centaine d’emplois bruts en Moselle au cours du dernier trimestre.

 Céleste Lett, fut curieusement silencieux sur la crise, considérant simplement que d’ici quelques mois ce serait la reprise et que le gouvernement avait bien travaillé car il facilitait la transmission d’entreprise grâce à la suppression des droits de succession.

 

Quelle tristesse  et surtout quelle désinvolture face à tant de drames. Voilà donc  les seules réponses qu’apportent le Vice Président du Conseil Général et le Député de la Moselle.

 

Pourquoi Céleste Lett, s’est-il refusé à tout commentaire à l’annonce de la suppression de 350 emplois chez Johnson Controls ? Pourquoi prétend-il l’avoir appris par la presse comme tout le monde, alors que des bruits circulaient depuis longtemps ? Pourquoi ne va-t-il pas rencontrer les syndicats, les salariés pour prendre la mesure du drame ? Pourquoi refuse-t-il d’être accompagné d’une délégation des syndicats à sa rencontre au Ministère ? Quand rencontrera-t-il la direction européenne ? Pourquoi n’a-t-il pas encore rencontré Jean Marcel Pierron ? Que fait-il pour AKG, Wella, Fonderies Lorraine qui sont dans une situation difficile ?

 

Vous savez, aujourd’hui je n’avais pas envie de blaguer dans mon discours comme il l’a  fait. Je n’avais pas envie de faire rire la galerie en comparant les menuiseries Schreiber à l’Arnsbourg, moi, je pensais à ceux que j’avais rencontrés le matin et qui passent de mauvaises nuits…ceux qui ont peur du trou noir, ceux qui angoissent quand le jour se lève...

 

Et j’en appelle  au Député de la nation !

 Il prétend travailler pour sa circonscription, alors qu’il est classé 21ème député sur 23ème, il se targue d’avoir fait revenir les militaires… Il se serait honoré plutôt d’être à l’affût des discussions de couloir pour faire du lobbying pour l’armée à Bitche, ce qui nous aurait économisé tant de débat inutiles. Cessons les auto-satisfecit, cessons les sornettes déplacées et rampantes de Mme Soriano Gafiuk !

 

 Le silence assourdissant de notre Député depuis quelques jours est irresponsable.

 

Aujourd’hui, qu’il fasse preuve de ses talents, et qu’il cesse de se faire le chantre de la politique destructrice  du gouvernement.

On s’en fout, c’est au côté de ses salariés qu’il doit être, eux qui vivent dans sa circonscription et qui demandent qu’on soit à leur écoute, qu’on leur apporte des solutions…

 

Vous verrez dans les prochains jours que la Région est aux côtés de ces salariés dans les domaines de compétence qui sont les siens. ! Je n’ai pas peur des salariés, je n’ai pas peur du débat, je n’ai pas peur des critiques à l’attention des élus, parce que c’est mon boulot et que c’est ma responsabilité d’élu.

 Je serai aux côtés des travailleurs,  la Région aussi dans la mesure de ses moyens.

 

Mais oui, ce soir, je suis triste, j’ai vu trop de visages désespérés, c’était vous qui avez peur du lendemain, vous qui  rappelez les élus à leur devoir

 

Alors, j’en appelle à la classe politique !

Que chacun prenne ses responsabilités !

Nous avons, en tant qu’élus,  une obligation de résultats à votre  égard, nous n’avons pas le droit de vous  décevoir.

Par Weber Michaël
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Jeudi 19 février 2009

Depuis quelques jours, la presse se fait l’écho de la nouvelle qui nous a tous soulagés, à savoir le retour d’un Régiment sur Bitche…

 

Je veux d’abord dire à quel point je me réjouis du maintien d’une présence militaire à Bitche. Je suis attaché à Bitche et à son pays, j’y ai mon cœur, et si je m’investis au Parc des Vosges du Nord, c’est aussi pour amour de ce territoire.

 

Céleste Lett s’arroge la victoire. Il le peut, car il en fut le principal acteur. Gérard Humbert aussi s’est investi  dans cette mission avec réussite.

 

Mais revenons aujourd’hui sur ce feuilleton des quelques mois passés. L’occasion aussi de rétablir un certain nombre de vérité qu’on essaie, un peu vite, d’oublier aujourd’hui.

 

Premier acte.

 Au cœur de l’été, comme un lâche, le gouvernement annonce la fin du 57è RA dans le cadre des restructurations militaires. Ce sont, à travers le pays, 58.000 emplois en moins, 80 bases militaires qui ferment… Une véritable saignée ! Ce sont près de 30 usines SMART qui ferment ! Mais on ne parlait pas encore de crise mondiale cet été. Tout allait bien pour l’équipe Sarkozy, les possédants heureux des 15 milliards d’euros de cadeaux fiscaux, le CAC 40 à son plus haut niveau, le chômage en baisse, les caisses de l’Etat tellement vides qu’il n’est pas question de débattre du pouvoir d’achat. Depuis patatras... il est clair qu’aujourd’hui ces restructurations seraient remises à des temps meilleurs.

 

Les garnisons les plus touchées ? Celles d’élus de gauche... Metz qui perd 6.000 militaires, Commercy dont le Maire est socialiste, Dieuze qui obtient quelques compensations en personnel, Luxeuil qui sauve son honneur grâce à son député UMP et… Bitche qui perd son régiment.

 

Alors oui, Hervé Morin nous dit que l’armée n’est pas là pour faire de l’aménagement du territoire !

 La Défense pourtant c’est bien l’Etat, c’est bien la solidarité nationale qui en est le financeur !! En quoi cette solidarité nationale n’irait-elle pas en soutien aux territoires les plus fragiles ?

 

Et là, entre en scène Céleste Lett.

 Acte deux.

Une manifestation où tous sont sollicités, élus, population, commerçants, puis une entrevue avec le Président Sarkozy pour lui rappeler sans doute que le pays de Bitche est fidèle à l’UMP… ?! Et pourquoi avoir attendu ? Si le député avait fait ce lobbying avant, en décembre, lorsque le précédent maire, Edmond Stenger agitait le chiffon rouge, peut être n’en serions nous pas arrivés jusque là ?

 Et puis, on peut légitimement se poser la question de la concertation au moment de la  décision de cette réforme.

 Pourquoi les députés n’ont-ils été consultés sinon  associés à cette réforme ?

 Quel mépris pour la représentation nationale !

 Ce manque de concertation en amont a été dénoncé, jusque et y compris dans les rangs de la majorité, à travers le coup de gueule de Christian Jacob, ancien ministre UMP qui n’accepte pas, lui, d’être mis devant le fait accompli...

 

Le Président Sarkozy promet de venir à Bitche avant fin 2008. Nous sommes bientôt en  mars 2009, il n’est toujours pas venu, comme d’ailleurs il n’est pas retourné à Gandrange malgré ses promesses. Et pourtant, il aurait pu venir nous parler de ruralité au lieu d’aller dans les Vosges…

 

Acte trois.

Après discussion avec la chancelière allemande, le 16 Régiment de Chasseurs part de Saarburg pour Bitche. Sauvée…

 Bitche renaît, tout le monde semble heureux, à raison.

 

Quels enseignements tirer de cette pièce de théâtre ?

 

1° Le gouvernement veut réformer au mépris de toute concertation, au mépris de l’emploi, au mépris de l’aménagement du territoire et de la solidarité des territoires.

 

2° On peut toujours s’interroger sur le travail de Céleste Lett, député, à l’Assemblée Nationale. Couper les rubans dans sa circonscription c’est bien, faire du lobbying pour défendre son territoire à Paris, c’est mieux,  mais ne saurait toutefois  se limiter à une petite tape dans le dos de Xavier Bertrand.

 

3° Se poser comme sauveur de Bitche, alors que, par négligence, Céleste Lett en fut le fossoyeur est un  peu cavalier. Certes, il est en première ligne, mais a t-il oublié tous les élus qui se sont mobilisés, qui ont signé un courrier commun, toutes tendances confondus, qui travaillent depuis  des mois pour sortir Bitche de l’ornière et offrir un véritable  avenir économique à ce territoire.

 Le mépris qu’il affiche à l’égard de certains élus, ne l’honore pas. Une certaine élégance  aurait voulu qu’il associe tous ceux qui se sont mobilisés pour une issue heureuse de ce dossier.

 

4° Quid de l’avenir de la présence militaire à Bitche ? Le contrat de site se réduit malgré les engagements de l’Etat à 3 millions d’euros. Soit pour se faire pardonner, cette aumone nous est donnée pour dommage et intérêts, soit au contraire cela signifie simplement qu’une prochaine vague dans quelques années, après les prochaines élections législatives, par exemple, fera définitivement partir les militaires de Bitche. A nous d’être vigilants !

 

Ce qui me semble essentiel aujourd’hui c’est :

 

1° de continuer le travail initié par Mme la Sous Préfète.

 Bitche doit se préparer à l’après 2012, trouver sur son territoire les moyens de son développement économique. Cela passe par le tourisme, par les énergies renouvelables, par une industrie et une activité économique de proximité. Tous les acteurs y travaillent, les communautés de communes, le Parc des Vosges du Nord, les grands élus de ce territoire, les Chambres consulaires.

2° de rester très vigilant.

 Pas seulement sur la pérennité de la présence militaire, car on peut s’interroger sur la pertinence stratégique d’une présence militaire à Bitche. A titre personnel, j’y crois, au regard de la proximité de l’Allemagne, de la mutualisation possible des moyens de la qualité des infrastructures, mais ce ne semble pas être l’avis de l’Etat- Major. Mais surtout, il nous faudra  être vigilant sur l’engagement financier de l’Etat.

 En remettant un régiment à Bitche, l’Etat reconnait que l’armée participe à l’aménagement du territoire, mais aujourd’hui ce gouvernement doit nous dire quel sort il réserve aux territoires ruraux.

 En tant qu’élus, nous avons une énorme responsabilité dans la construction de l’avenir bitchois. Nos projets doivent être structurants, il ne s’agit pas d’accepter n’importe quoi juste pour la beauté des chiffres, nous devons profiter de ce formidable défi pour offrir une vraie alternative de qualité à Bitche. Ce sera un travail de longue haleine, mais c’est aussi une opportunité pour montrer qu’un territoire rural peut se construire un avenir durable si on lui en donne les moyens.

 

Oui, je suis heureux pour les Bitchois, mais je reste vigilant avec eux, pour que chacun s’engage et respecte la parole donnée.

 

Et puis, à notre député qui semble vouloir s’arroger un peu vite, à lui  seul, cette bonne nouvelle, feignant l’humilité et la modestie tant dans les articles de presse que dans ses prestations télévisuelles,  je soumets cette phrase de Golda Meir « Ne soyez pas humble, vous n’êtes pas assez grand pour cela ».

Par Weber Michaël
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Dimanche 21 décembre 2008

Le Président de la République Nicolas Sarkozy, est venu dans les Vosges pour évoquer le futur statut de la Poste et proposer des chantiers sur la ruralité.

 

Au sujet de la Poste, les socialistes que nous sommes, exprimons notre opposition ferme au projet de changement de statut de la Poste et à son ouverture de capital aux capitaux publics. Il s’agit incontestablement d’un glissement vers la privatisation de la Poste.

 Les arguments invoqués sont contestables.

 D’abord, on reparle de l’endettement de la Poste, car pour ce gouvernement l’endettement justifie tous les démantèlements. En 2007, on nous annonçait le retour à l’équilibre budgétaire de l’Etat, on sait ce qu’il en est aujourd’hui de cet endettement qui va exploser en 2009. Nous considérons que la situation actuelle de la Poste n’est pas une raison suffisante pour justifier sa privatisation. Lier équilibre budgétaire et services publics est d’autant plus outrageant lorsque dans le même temps on évoque la ruralité.

 

Faut-il rappeler que ce gouvernement se retire depuis quelques années des territoires ruraux. Nicolas Sarkozy vante les « Point Poste » qui soutiennent l’activité des commerçants dans les communes rurales. Mais comment faire dans les communes qui n’ont plus de commerces, où la Poste apporte un vrai service à la population ? Comment faire confiance aux engagements du Président de la République sur l’agriculture quand on constate le retrait de l’Etat sur l’économie agricole ? Comment s’investir dans une mission autour du développement de la filière bois, quand le même gouvernement organise la disparition de l’ONF ?

 

On pourrait se réjouir des mesurettes proposées pour soutenir les territoires ruraux.

 Mais à qui serviront ces mesures après la fermeture des gendarmeries, des Postes, des perceptions, des tribunaux d’instance, des garnisons de militaires ? Bref, les territoires ruraux sont abandonnés par l’Etat ! Aucune proposition n’est faite pour soutenir l’activité dans ces territoires, car le gouvernement actuel est organisateur et  acteur de la désertification rurale.

 

Le Parti Socialiste exige le maintien des services de proximité, le développement des technologies de l’information et de la communication en milieu rural, la réaffirmation de la multifonctionnalité de l’agriculture et de la forêt.

Le Parti Socialiste demande que soient privilégiés les productions agricoles de qualité et le soutien aux activités économiques non agricoles à travers les petites et micro-entreprises de production et de service, l’artisanat, le  tourisme…

 

Enfin, Nicolas Sarkozy se déclare satisfait de ce dernier déplacement de l’année dans les Vosges. Il demande que les Français lui fassent confiance.

 Mais comment faire confiance à quelqu’un qui ne respecte pas ses engagements ? Sa promesse de revenir à Gandrange, oubliée ! Son engagement de venir à Bitche, territoire rural meurtri s’il en est, reporté, sine die !!!

 Nous demandons que les promesses soient respectées, que l’Etat s’engage enfin aux côtés de ceux qui souffrent de la crise mondiale mais aussi des décisions de ce gouvernement.

 

                                   Michaël Weber

                                   1er secrétaire fédéral adjoint, à la ruralité

                                   Président de la Commission Départementale

                                   De Présence Postale Territoriale

Par Weber Michaël
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Jeudi 14 août 2008

Voici le Communiqué de presse proposé samedi 9 août au Républicain Lorrain. Cet article n'a pas été publié considérant que certains passages étaient "diffamant"... Curieux, quand on sait que d'habitude le même journal fait des coupes sombres dans les communiqués pas "politiquement correct".

« A la lecture de la presse de ces deux derniers jours, je me dois de réagir et de dire toute mon indignation à constater les raccourcis un peu grossiers du Député Céleste Lett !!

 La situation est dramatique pour Bitche et son environnement.

 Personne ne mesure aujourd’hui les répercussions exactes qu’aura la disparition du régiment tant au niveau de la ville de Bitche que de la vie du Pays de Bitche, sur le dynamisme des écoles et des associations, sur les entreprises nombreuses à intervenir sur les quartiers militaires.

 

Il est un peu facile pour un député, appartenant à la majorité UMP, de se défausser ainsi sur l’administration militaire, et sur la méconnaissance du territoire bitchois par le Président de la République .

N’a-t-il pas précisément été élu pour nous représenter auprès des instances supérieures de la nation, pour nous défendre auprès de ses amis politiques, ceux-là même qui prennent ces décisions cruelles et ineptes ?

 

Il est un peu facile pour le député UMP de parler d’unité politique, quand on sait que les sénateurs Masseret, Todeschini, Printz et Masson n’ont pas été sollicités au début de la mobilisation en mai, le soldat Lett se sentant suffisamment fort pour sauver Bitche.

 

 Il est d’autant plus scandaleux de le voir continuer dans cette voie, puisque les élus du Département et de la Région n’ont pas été conviés à la réunion publique de mercredi soir.

 Il est un peu facile de dire que la mobilisation a suffi alors qu’en réalité elle a été inexistante, alors même que certains élus avaient proposé des grèves des services publics ou de monter à Paris comme l’ont fait Dieuze et Mourmelon avec le résultat qu’on connait !

 

Comment s’étonner dès lors que le gouvernement sacrifie Bitche ?

Un gouvernement dont l’action est soutenue et  confortée  par le député issu de cette majorité, qui, lors de la manifestation du 17 mai, explique dans son discours que cette réforme est bonne mais qu’elle ne doit pas se faire à Bitche !

 Quelle maladresse !!! Et puis, n’y a-t-il pas là une forme de cynisme qui consisterait à faire croire que les réformes peuvent et doivent se faire mais pas « chez moi » ?

 Aujourd’hui, on peut légitimement s’interroger sur le poids de ce député à l’intérieur de sa propre majorité, alors même que Bitche se voit abandonnée après avoir tant donné à l’histoire.

 

Le député n’ignore pas non plus que  l’action politique d’un gouvernement est une action globale qui repose sur des idées et des convictions qui se traduisent par des décisions et des actes, une gouvernance à laquelle notre député souscrit, qu’il défend, qu’il revendique...

Aujourd’hui, face à ses électeurs, le discours est ambivalent, alors qu’ils ont besoin de clarté et de lisibilité.

Serait-il adepte du double langage ou alors n’a t-il pas la morale des conséquences ?

 

 

 

Je serai de ceux qui veulent se battre pour voir revenir des militaires sur le camp. Mais j’invite et j’appelle aussi tous les élus à se mobiliser pour travailler à notre avenir commun. Car si la décision est maintenue, c’est dans moins de 10 mois que tous les militaires auront déserté leurs quartiers, la situation exige la mobilisation de tous et tout de suite.

 

 La Région Lorraine après avoir annoncé son engagement en faveur des secteurs en difficulté a mis en place deux groupes de travail, l’un sur les infrastructures et l’autre sur tous les thèmes transversaux de notre compétence (formation, développement économique, etc.…).

 

Au Parc des Vosges du Nord, j’ai constitué un groupe de travail chargé d’aborder les différentes thématiques, allant du tourisme à la prise en compte du patrimoine immobilier et naturel jusqu’au développement économique, pour être aux côtés des élus Bitchois au moment des choix.

 Un comité de pilotage composé d’élus se réunira régulièrement sur cette question.

 

Je demande aussi au Député d’entrer dans l’action au lieu de faire de la politique politicienne et des effets d’annonces qui consistent à se justifier devant ses électeurs ! "

 

Par Weber Michaël
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Vendredi 13 juin 2008

Voici copie du courrier que j'ai adressé à tous les membres du Comité Syndical du SYCOPARC, qui désigne son Président demain matin.


Madame, Monsieur

 

Comme vous le savez tous, je suis candidat à la Présidence du Sycoparc.

 

Au terme de cette campagne de quelques semaines, il me semblait important d’en préciser encore les motivations.

 

Je ne souhaite pas une politisation de notre institution. Je ne suis l’homme de personne, d’aucun parti politique et d’aucun territoire en particulier, mais, comme vous, issu de notre culture commune, celle qui s’enrichit de nos particularismes et de nos différences. Je n’aspire qu’à être votre interlocuteur et à œuvrer au service de tout ce qui nous rapproche. Ma démarche est volontaire et personnelle. Je ne demande le soutien d’aucune institution, je ne m’inscris pas dans le rapport de force, je veux au contraire fédérer nos richesses individuelles et collectives.

 

Ce qui nous rassemble ?

 

Une culture, des valeurs, un patrimoine, un paysage, un environnement à préserver, un territoire à aménager durablement. Je voudrais faire de ce territoire un lieu d’excellence. D’abord, par cette conscience collective de partager une richesse et du devoir qui nous incombe de la préserver précieusement et durablement mais aussi pour faire de notre territoire une référence dans la façon d’appréhender les grands enjeux de notre avenir commun.

 

            Comment inscrire l’économie dans le développement durable ? Comment concilier la nécessité de garder nos habitants tout en revoyant notre politique urbaine ? Ce sont tous ces défis que nous aurons à relever ensemble.

 

Je vous propose de remettre du lien entre nous. Depuis 2004, en tant que Vice Président, j’ai appris à comprendre la complexité de notre organisation. Les contacts que j’ai développés pendant ces 4 années avec le Conseil Régional d’Alsace, avec le Conseil Général du Bas Rhin, avec le Conseil Général de la Moselle et avec la Région Lorraine m’ont appris à toujours prendre en compte leur politique pour la décliner sur le terrain. Or, toute la complexité du Parc est justement de faire coïncider la politique de ces majors et la volonté des Maires et des Présidents d’intercommunalité afin de voir aboutir leurs projets.

 

Pour cela, je me fonde sur la Charte qui établit un « modus vivendi » entre nous. C’est pour cette raison aussi que je souhaite que les communes et les EPCI prennent plus de place au sein des organes de décisions, car s’ils sont les premiers concernés par nos décisions.

 

Ensemble, il nous faudra relever de nombreux défis dès demain. D’abord le lancement de la révision de la Charte qui sera l’occasion du bilan mais aussi de tracer les  perspectives d’avenir que nous nous donnons. Ensuite, l’éducation à l’environnement, cœur de métier du Parc.

 

 L’éducation à l’environnement englobe tout ce qui fait notre particularité partant de la terre, de l’eau, de l’air et du feu pour en arriver à tout ce que l’Homme a construit ici. Nous n’oublions pas la réserve de Biosphère qui est un immense atout pour notre Parc et qui nous enseigne beaucoup sur la compréhension des enjeux environnementaux.

 

Chers Collègues, j’éprouve aujourd’hui la même passion et la même envie d’aller de l’avant que celles qui m’animaient lorsque j’ai été élu Maire de Woelfling en 1995 à 21 ans. J’avais alors proposé à mes concitoyens un contrat pour l’avenir qu’ils ont renouvelé par deux fois. Aujourd’hui, c’est le même contrat que je vous propose, au-delà de nos divergences partisanes, juste parce que je suis fier d’être d’ici et que j’aime cette région dans laquelle l’homme et la nature ne font qu’un.

 

Laissez moi mettre mon dynamisme, mes idées, ma capacité d’écoute, ma volonté d’agir à votre service, au service des habitants, des communes, des intercommunalités, avec pour seul fil conducteur l’intérêt général et l’esprit qui s’expriment dans la Charte.

 

Cela n’est possible qu’avec votre large soutien. Ma légitimité, que personne ne conteste, je la tiens de mon investissement personnel aux côtés de Jean Westphal, qui m’a toujours accordé sa confiance, et je compte sur vous pour qu’elle s’exprime plus encore demain.

 

Le Parc est un bel outil, ne le gâchons pas par des considérations politiques loin de nos préoccupations quotidiennes et loin des défis que nous aurons à relever. Inscrivons-nous délibérément dans une démarche de rassemblement et d’avenir.

 

En attendant de nous revoir samedi, je vous adresse mes sentiments les plus cordiaux.

Par Weber Michaël
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